Pôle Mobilité — Artistes & Sportifs

Fiscalité des artistes et sportifs non-résidents

Avocat fiscaliste à Paris, BENSAID Avocats accompagne artistes, sportifs professionnels, agents, producteurs, fédérations, organisateurs de spectacles et clubs sur l'ensemble des problématiques fiscales liées à la mobilité internationale : retenue à la source de l'article 182 A bis du CGI, application de l'article 17 OCDE, sociétés d'artistes (art. 155 A CGI), structuration des cachets et droits à l'image, sécurisation des contrats de prestation et coordination avec les conventions fiscales bilatérales.

Paris · Genève · Marseille · Cannes · Lisbonne
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Notre approche de la fiscalité de la performance

La fiscalité des artistes et des sportifs non-résidents obéit à un régime dérogatoire : les revenus tirés d'une activité personnellement exercée en France y sont en principe imposables, par dérogation aux règles classiques de territorialité. Cette imposition prend la forme d'une retenue à la source (CGI art. 182 A bis et 182 B), indépendamment du lieu de paiement et de la résidence du bénéficiaire effectif.

Nos avocats interviennent pour artistes du spectacle vivant, musiciens, comédiens, danseurs, sportifs professionnels, équipes, fédérations, agents, producteurs et organisateurs d'événements. Nous structurons les contrats de prestation, sécurisons l'application des conventions fiscales bilatérales (article 17 OCDE — exception artistes et sportifs), traitons les problématiques de sociétés d'artistes (CGI art. 155 A), de droits à l'image et d'établissement stable.

Le cabinet privilégie un nombre limité de dossiers afin de garantir l'implication directe des associés, et coordonne ses interventions avec les conseils français et étrangers (Suisse, Royaume-Uni, États-Unis, Espagne, Portugal) sur les opérations transfrontalières.

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Domaines d'intervention

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Retenue à la source 182 A bis & 182 B

Sécurisation et optimisation des retenues à la source sur cachets, primes, droits voisins et prestations rendues en France par des non-résidents.

  • Article 182 A bis CGI : retenue de 15 % sur les sommes versées en contrepartie de prestations artistiques ou sportives rendues ou utilisées en France par des non-résidents.
  • Article 182 B CGI : retenue progressive sur les autres prestations rendues en France (consulting, droits d'auteur, redevances).
  • Détermination de l'assiette (brut versus net), traitement des frais professionnels et des refacturations.
  • Obligations déclaratives (formulaire 2494 bis), versement à la recette des non-résidents, articulation avec la TVA.
  • Contentieux des retenues : restitution, application des conventions, demandes de dégrèvement.
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Conventions fiscales & article 17 OCDE

Application coordonnée des conventions bilatérales et de l'exception « artistes et sportifs » du modèle OCDE.

  • Article 17 du modèle OCDE : les revenus des artistes et sportifs sont imposables dans l'État de la prestation, par dérogation aux articles 7 (entreprises) et 14 (professions indépendantes).
  • Application des conventions France-Suisse, France-Royaume-Uni, France-États-Unis, France-Espagne, France-Portugal et autres.
  • Élimination de la double imposition par crédit d'impôt ou exonération selon la convention.
  • Stratégies de résidence fiscale et arbitrages liés aux résidences fiscales privilégiées (Monaco, Suisse, Portugal — voir notre veille fiscale internationale).
  • Coordination avec les conseils étrangers (USA, UK, ES, PT) sur les tournées internationales.
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Sociétés d'artistes & article 155 A

Structuration des sociétés de prestation et anticipation du risque de requalification au titre de l'article 155 A du CGI.

  • Article 155 A CGI : imposition en France des rémunérations versées à une personne établie hors de France pour des services rendus par une personne en France, lorsque cette dernière contrôle la société ou bénéficie de la rémunération.
  • Audit des structures de loan-out, image rights companies, sociétés de production personnelles.
  • Sécurisation des flux entre artiste, société de prestation, producteur et organisateur.
  • Articulation avec les régimes étrangers (UK personal service companies, US loan-outs, sociétés monégasques).
  • Défense en cas de redressement fondé sur l'article 155 A.
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Droits à l'image & redevances

Structuration et fiscalité des revenus d'exploitation de l'image, du nom, de la voix et des droits voisins.

  • Qualification fiscale des droits à l'image : redevances (art. 12 OCDE) versus prestations de services.
  • Détention des droits via une holding ou une société dédiée — sécurisation au regard de l'article 155 A CGI.
  • Retenue à la source sur redevances versées à un non-résident (art. 182 B CGI).
  • Coordination avec la TVA sur les concessions de droits, et avec les régimes de la propriété intellectuelle.
  • Stratégies de répartition cachet / image / droits voisins dans les contrats.
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Sportifs & clubs professionnels

Accompagnement des transferts, primes et revenus annexes des sportifs internationaux et de leurs structures.

  • Fiscalité des primes de transfert, primes de signature, primes de match et primes de victoire.
  • Régime des impatriés (CGI art. 155 B) — éligibilité, conditions, obligations.
  • Articulation avec les régimes des fédérations et des organisateurs de compétitions.
  • Cessions de droits d'image collectifs par les clubs — qualification, retenue, TVA.
  • Mobilité internationale : exit tax (167 bis), résidence fiscale, planification de carrière — voir notre guide exit tax.
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Producteurs, organisateurs & agents

Sécurisation fiscale des opérateurs économiques de la chaîne — producteurs, tourneurs, organisateurs, fédérations, agents.

  • Audit des contrats de tournées, résidences artistiques, festivals et grands événements sportifs.
  • Détermination des obligations de retenue à la source incombant aux payeurs établis en France.
  • Risque d'établissement stable en France des structures étrangères organisant des événements de longue durée.
  • Régime TVA des prestations artistiques et sportives (art. 259 A CGI), refacturations intra-groupe.
  • Conformité URSSAF & intermittence (Guichet Unique du Spectacle Occasionnel) — coordination avec les conseils sociaux.
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Experts référents — Jonathan Bensaid & François Ouairy

Jonathan Bensaid, avocat associé fondateur, est titulaire du Master II en Droit du sport de l'Université d'Aix-Marseille. Il accompagne sportifs professionnels, clubs, agents et organisateurs sur les volets fiscaux, patrimoniaux et conventionnels de leur activité, en lien avec sa formation spécialisée et sa pratique des dossiers de mobilité internationale (transferts, primes, droits à l'image, exit tax). François Ouairy, avocat associé en charge du bureau de Paris, Best Lawyers 2026 en Tax Law et forte notoriété Leaders League, intervient sur la retenue à la source 182 A bis CGI, l'application des conventions fiscales et la structuration des sociétés d'artistes (article 17 OCDE, article 155 A CGI). Le binôme assure la coordination des dossiers à dimension patrimoniale et internationale.

  • Master II Droit du sport — Aix-Marseille
  • Best Lawyers 2026 — Tax Law
  • Leaders League — forte notoriété
  • Article 182 A bis CGI
  • Article 17 OCDE
  • Article 155 A CGI
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Publications récentes

Une sélection d'articles du cabinet en lien avec la mobilité internationale, la fiscalité des non-résidents et les contentieux fiscaux applicables aux artistes et sportifs.

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Questions fréquentes

Quel est le régime fiscal d'un artiste ou sportif non-résident en France ?

Les sommes versées à un artiste ou un sportif non-résident en contrepartie d'une prestation rendue ou utilisée en France sont soumises à la retenue à la source de 15 % prévue à l'article 182 A bis du CGI. Cette retenue s'applique au cachet brut, indépendamment du lieu de paiement et même si la rémunération transite par une société interposée. La convention fiscale bilatérale entre la France et l'État de résidence de l'artiste détermine ensuite l'élimination éventuelle de la double imposition.

Comment s'articule l'article 17 OCDE avec la retenue française ?

L'article 17 du modèle OCDE autorise l'État de la prestation à imposer les revenus des artistes et sportifs, par dérogation aux règles applicables aux entreprises (art. 7) ou aux professions indépendantes. Concrètement, la France conserve le droit d'imposer les cachets et primes liés à une prestation française, et les conventions bilatérales se contentent d'organiser l'élimination de la double imposition dans l'État de résidence (par crédit d'impôt ou exonération). La retenue à la source 182 A bis est l'instrument technique de cette imposition.

Qu'est-ce qu'une « société d'artiste » et quel est le risque fiscal ?

Une société d'artiste (loan-out, image rights company, société de production personnelle) est une structure interposée entre l'artiste et le payeur. L'article 155 A du CGI permet à l'administration française d'imposer en France les sommes versées à cette société lorsque (i) elle est établie hors de France dans un régime privilégié, (ii) la personne qui rend les services en France contrôle la société ou bénéficie effectivement de la rémunération. La sécurisation suppose une substance économique réelle, une juste rémunération de l'artiste et une répartition contractuelle claire entre prestation, image et droits voisins.

Comment sont imposés les droits à l'image d'un sportif ?

Les droits à l'image peuvent être qualifiés de redevances (article 12 du modèle OCDE) ou de revenus de prestations selon leur structure contractuelle. Lorsqu'ils sont versés à un non-résident, ils peuvent être soumis à la retenue à la source de l'article 182 B CGI (taux variable selon la nature). La convention fiscale bilatérale peut limiter ce taux ou attribuer l'imposition exclusive à l'État de résidence. La structuration via une société dédiée nécessite de prévenir le risque de l'article 155 A CGI.

Un sportif qui change de résidence fiscale doit-il payer l'exit tax ?

Le sportif qui transfère son domicile fiscal hors de France peut être soumis à l'exit tax (CGI art. 167 bis) sur ses plus-values latentes en cas de participations significatives (≥ 50 % d'une société ou valeur ≥ 800 000 €). Un sursis de paiement de droit s'applique pour les transferts vers l'UE/EEE. L'imposition est dégrevée à l'expiration d'un délai de 2 ou 5 ans si les titres sont conservés. Voir notre guide exit tax.

Quel est le régime des impatriés pour un sportif rejoignant un club français ?

Le régime des impatriés (CGI art. 155 B) permet, sous conditions, d'exonérer une part significative de la rémunération du sportif (prime d'impatriation et part de la rémunération liée à l'activité exercée à l'étranger) pour une durée pouvant aller jusqu'à 8 ans. Le régime est ouvert aux sportifs n'ayant pas été résidents fiscaux de France pendant les 5 années précédant leur prise de fonction. Une exonération partielle s'applique également à certains revenus passifs étrangers et à la moitié des plus-values étrangères.

L'organisateur d'un événement en France doit-il prélever la retenue ?

Oui. La retenue à la source 182 A bis CGI est due par le débiteur français qui verse les cachets — qu'il s'agisse d'un producteur, d'un tourneur, d'une fédération ou d'un organisateur d'événement. Le débiteur doit calculer la retenue, la verser à la recette des non-résidents et la déclarer (formulaire 2494 bis). À défaut, il s'expose à un redressement avec intérêts et pénalités. Une vigilance particulière s'impose pour les tournées internationales, les festivals et les grands événements sportifs.

Une structure étrangère organisant des événements en France peut-elle constituer un établissement stable ?

Oui — particulièrement lorsque l'organisation comporte une présence prolongée sur le territoire français (locaux, personnel, équipements, billetterie, opérations commerciales accessoires). La caractérisation d'un établissement stable au sens de l'article 5 du modèle OCDE entraîne l'imposition en France des bénéfices imputables à cet établissement, en sus des retenues à la source applicables aux artistes et sportifs. Voir notre étude sur l'établissement stable en TVA, et la coordination avec la fiscalité directe.

Une tournée, un transfert, une retenue à sécuriser ?

Premier échange confidentiel, sans engagement. Nous répondons sous 48h ouvrées.

Jonathan Bensaid, avocat fondateur

Article rédigé par

Me Jonathan Bensaid, avocat fiscaliste, fondateur du cabinet Bensaid Avocats, inscrit aux Barreaux de Paris & Genève.