VEFA et VIR
- Exigibilité de la TVA aux appels de fonds, au fil de l'avancement
- Rédaction des clauses fiscales du BEFA, régime de la cession des contrats
- Des choix à anticiper dès la promesse
À compter du 1er septembre 2026, les dispositions du CGI relatives à la TVA basculent vers le Code des impositions sur les biens et services (CIBS), Livre II (ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025). Il s'agit d'une recodification à droit constant — la règle de fond reste identique, seule la numérotation évolue. Les références actuelles au CGI demeurent juridiquement valables jusqu'au 31 décembre 2027 (période de transition).
Cessions, travaux, apports en société : chaque opération immobilière pose la question de sa base d'imposition à la TVA — prix total ou marge (CGI art. 268), taux normal ou taux réduits, exigibilité en VEFA, livraison à soi-même. Depuis l'arrêt Icade Promotion de la CJUE, le régime de la TVA sur marge est en pleine recomposition. Cette page rassemble les règles d'assiette, de taux et les mécanismes particuliers, avec les analyses du cabinet.
La base d'imposition des livraisons et prestations est constituée par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir en contrepartie de l'opération, de la part de l'acheteur ou d'un tiers — y compris les subventions directement liées au prix. En sont exclus les escomptes, remises, rabais et ristournes consentis aux clients. L'application de ces règles aux opérations immobilières est une source constante de contentieux.
Par exception, l'article 392 de la directive TVA autorise les États membres à retenir, pour certaines opérations immobilières, une assiette égale à la marge brute. La France est le seul État à avoir exercé cette faculté, à l'article 268 du CGI — et c'est précisément ce régime que la jurisprudence européenne est venue rebattre.
Dans l'immobilier, l'assiette n'est jamais une donnée : c'est une qualification, qui se prépare à l'acte et se défend au contrôle.
L'arrêt Icade Promotion de la CJUE a remis en cause la pratique française du régime de l'article 268. Le paysage actuel, en trois points.
Le contribuable peut invoquer la doctrine administrative favorable (BOI-TVA-IMM-10-10-10-40, complétée par la réponse ministérielle Grau de 2022) ou se placer sur le terrain du texte lu à la lumière de la CJUE et du Conseil d'État. Deux logiques, deux résultats parfois opposés.
Contrats de vente et actes notariés doivent déterminer si la marge est applicable et préciser le régime invoqué. Une clause muette ou ambiguë expose l'opérateur au redressement — ou le prive d'un régime favorable.
Notre point d'étape détaillé : TVA sur marge après l'arrêt Icade Promotion — et, sur l'articulation avec les opérations de marchand de biens, marge globale ou opération par opération.
Le cabinet conseille vendeurs, acquéreurs, promoteurs et bailleurs sur le régime TVA de leurs opérations : qualification de l'assiette — prix total ou marge —, sécurisation des clauses fiscales des actes, arbitrages VEFA/VIR, taux réduits et LASM.
En cas de contrôle, nous défendons les opérateurs sur les terrains les plus disputés : conditions de la marge après Icade Promotion, qualité d'assujetti, qualification d'immeuble neuf.
Le cabinet est reconnu pour sa pratique de la TVA et de la fiscalité immobilières (forte notoriété Leaders League, cabinet référencé Best Lawyers 2026 en droit fiscal) et publie régulièrement dans les revues des praticiens (Defrénois, Lextenso).
Le régime de l'article 268 demeure, mais ses conditions — notamment l'identité juridique entre le bien acquis et le bien revendu — ont été resserrées par la CJUE. Le contribuable peut encore s'appuyer sur la doctrine administrative tant qu'elle demeure ; l'arbitrage se fait opération par opération.
Les travaux d'amélioration, transformation, aménagement ou entretien sur des logements achevés depuis plus de deux ans, selon une liste limitative : 10 % en règle générale, 5,5 % pour la rénovation énergétique, 2,1 % dans les DOM. Attention : des travaux trop lourds font basculer l'immeuble dans le neuf, et l'opération au taux normal via la LASM.
Un mécanisme d'autoliquidation : l'assujetti qui produit un immeuble neuf pour lui-même se facture la TVA, la déclare, et la déduit dans les conditions de droit commun. La LASM structure le traitement TVA des opérations de rénovation lourde.
Parce que le régime TVA retenu — prix total, marge, exonération avec ou sans option — doit être exprimé dans l'acte et opposable. Depuis Icade Promotion, préciser le fondement invoqué (doctrine ou texte) est devenu une précaution de base.
Le point d'étape complet sur l'article 268 du CGI après la jurisprudence européenne.
Voir la page GuideVendeur ou acquéreur : le régime TVA de chaque transaction, cas par cas.
Voir la page QualificationLa qualification du terrain et ses conséquences croisées en TVA et en droits de mutation.
Voir la page ContentieuxLa défense des opérateurs en cas de remise en cause du régime appliqué.
Voir la pageLe cabinet accompagne promoteurs, marchands de biens et investisseurs sur le régime TVA de leurs opérations, du conseil au contentieux.
Les informations figurant sur cette page sont fournies à titre documentaire et ne constituent pas un conseil juridique ou fiscal. État du droit : juillet 2026. À compter du 1er septembre 2026, les dispositions TVA du CGI basculent vers le CIBS (recodification à droit constant).
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