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Les droits de mutation en 2026
La vente d'un immeuble ancien supporte les DMTO au taux global de 6,32 % dans la majorité des départements, conséquence de la hausse du droit départemental votée en loi de finances 2025 et applicable jusqu'au 31 mars 2028. Onze départements sont restés au taux de 4,50 %, soit 5,81 % au global (Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Charente, Drôme, Lozère, Oise, Hautes-Pyrénées, Saône-et-Loire, Guadeloupe, Mayotte), et l'Indre à 3,80 %, soit 5,09 % (tableau DGFiP des taux au 1er juin 2026). Les bureaux, locaux commerciaux et locaux de stockage situés en Île-de-France supportent en outre une taxe additionnelle de 0,6 % (CGI, art. 1599 sexies), sauf lorsque la vente est soumise à la TVA et relève du taux de 0,715 %.
La vente d'un immeuble neuf (achevé depuis moins de cinq ans) n'acquitte que la taxe de publicité foncière au taux de 0,715 % lorsqu'elle est soumise à la TVA sur le prix total (CGI, art. 1594 F quinquies, A) ; revendu par un particulier, ou vendu sous le régime de la TVA sur la marge, le même immeuble supporte les droits de droit commun. Des travaux d'envergure (gros œuvre, façades hors ravalement, surélévation, remise à neuf aux deux tiers de chacun des six éléments de second œuvre) peuvent rendre un bien ancien neuf au sens fiscal.
Pour les assujettis à la TVA, ces taux ne sont pas une fatalité : deux engagements pris dans l'acte d'acquisition permettent de ramener la charge à 0,715 %, voire à un simple droit fixe. C'est là que se joue l'économie réelle d'une opération d'achat-revente ou de promotion.