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Ce qui change en 2026
Le taux passe à 31,4 %. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté la CSG sur les revenus du patrimoine et les plus-values mobilières de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux atteignent 18,6 % et l'imposition forfaitaire passe de 30 % à 31,4 %. Pour 6 M€ de plus-values latentes, l'impôt atteint 1 884 000 €, soit 84 000 € de plus qu'au taux de 30 %.
Le délai reste de deux ou cinq ans. Un amendement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale lors de l'examen du projet de loi de finances pour 2026 proposait de revenir à un délai de quinze ans. Il n'a pas été repris dans la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 : l'article 167 bis est inchangé depuis le 1er janvier 2024. Le sujet peut revenir dans un prochain budget, ce qui plaide pour ne pas différer un départ déjà décidé.
Les holdings patrimoniales sont doublement concernées. Les titres d'une holding entrent dans l'assiette de l'exit tax comme les autres. La même loi de finances crée en outre, à l'article 235 ter C du CGI, une taxe de 20 % sur certains actifs non professionnels des holdings patrimoniales (actifs d'au moins 5 M€, contrôle par une personne physique, revenus majoritairement passifs), due au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2026. Voir notre page sur la taxe sur les holdings patrimoniales.
La contribution différentielle sur les hauts revenus s'applique l'année du départ. Depuis l'imposition des revenus de 2026, le V bis de l'article 224 du CGI rend le foyer qui quitte la France passible de la CDHR pour l'année du départ, à raison des revenus dont il a disposé jusqu'à cette date, dès lors que son revenu de référence dépasse 250 000 € (500 000 € pour un couple). Les plus-values de l'article 150-0 B ter dont le report expire sont exclues du revenu de référence. Voir notre page sur la CDHR.
Pour l'analyse du contexte (flux de départs, débats parlementaires), voir l'article l'exode des grandes fortunes et l'exit tax.