Pôle Fiducie — Fiducie de gestion

Fiducie de gestion

BENSAID Avocats intervient en fiducie de gestion pour assurer l'administration d'actifs, la continuité d'exploitation et le reporting fiduciaire dans un cadre contractuel sécurisé. La fiducie de gestion organise l'administration et la conservation d'actifs selon des pouvoirs et un reporting définis contractuellement, avec séparation patrimoniale et gouvernance dédiée.

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— La mission

Ce que le fiduciaire fait, et devant qui il en répond

Dans une fiducie de gestion, tout tient à une phrase du contrat : la mission. L'article 2018, 6° du Code civil impose d'y définir, à peine de nullité, la mission du fiduciaire et l'étendue de ses pouvoirs d'administration et de disposition. Un fiduciaire peut ainsi être cantonné à encaisser des loyers, ou autorisé à vendre. Entre les deux, tout est affaire de rédaction.

La contrepartie de ces pouvoirs est la reddition de comptes, organisée par l'article 2022. Le contrat en fixe les conditions et la périodicité ; à leur demande, le bénéficiaire et le tiers désigné en application de l'article 2017 en sont également destinataires.

  • La mission et l'étendue des pouvoirs figurent au contrat à peine de nullité (art. 2018, 6°)
  • Le contrat définit les conditions dans lesquelles le fiduciaire rend compte au constituant (art. 2022)
  • Le bénéficiaire et le tiers protecteur désigné en application de l'article 2017 reçoivent les comptes à leur demande, selon la périodicité prévue
  • Si le constituant est placé sous tutelle en cours d'exécution, le fiduciaire rend compte au tuteur, à sa demande, au moins une fois par an
  • Sous curatelle, il rend compte dans les mêmes conditions au constituant et à son curateur
  • La désignation d'un tiers protecteur chargé de veiller aux intérêts du constituant est facultative, mais c'est le premier réflexe de gouvernance dans les fiducies familiales

C'est la raison pour laquelle une fiducie de gestion se rédige comme un mandat, pas comme une garantie : ce que le fiduciaire ne peut pas faire doit être écrit aussi clairement que ce qu'il doit faire. Le cabinet exerce lui-même la fonction de fiduciaire, ce qui donne à cette rédaction une portée très concrète : nous écrivons les obligations que nous nous engageons à tenir.

Jonathan Bensaid consacre à la pratique de la fiducie un livre à paraître à l'automne 2026, Fides. La fiducie en pratique.

— Les limites

Ce qu'une fiducie de gestion ne permet pas

Une mise en garde d'abord, parce qu'elle revient dans presque tous les premiers rendez-vous. L'article 2013 du Code civil énonce que le contrat de fiducie est nul s'il procède d'une intention libérale au profit du bénéficiaire, et que cette nullité est d'ordre public. La fiducie ne remplace donc ni une donation ni un testament : elle organise une gestion, elle ne transmet pas gratuitement.

Transmettre à titre gratuit

Impossible. La fiducie-libéralité est nulle de nullité d'ordre public (art. 2013). Une transmission se prépare avec les outils du droit des libéralités, la fiducie pouvant tout au plus l'accompagner, jamais la porter.

Échapper à ses créanciers

Le patrimoine fiduciaire est séparé, mais la fiducie constituée en fraude des droits des créanciers reste attaquable, notamment par l'action paulienne. La séparation protège une opération, elle n'efface pas une dette.

Gagner un avantage fiscal

La fiducie est construite pour être fiscalement neutre : elle ne crée pas de frottement, mais elle n'ouvre aucun régime de faveur. Qui la choisit pour cette raison se trompe d'outil.

Se passer d'un fiduciaire habilité

L'article 2015 du Code civil réserve la qualité de fiduciaire : établissements de crédit, institutions et services de l'article L. 518-1 du code monétaire et financier, entreprises d'investissement, sociétés de gestion de portefeuille, entreprises d'assurance, et les avocats. Un proche de confiance, si compétent soit-il, ne peut pas l'exercer.

— Le dirigeant

Dirigeants : confier ses titres pour une période, sans s'en dessaisir économiquement

Un dirigeant ou un associé de référence peut transférer tout ou partie de ses titres à un fiduciaire pour une période déterminée : absence prolongée, fonctions qui rendent délicate la gestion directe d'une participation, préparation d'une cession ou d'une transmission, désaccord durable entre associés. Le transfert est un transfert de propriété, mais le constituant peut rester le bénéficiaire de la fiducie (article 2016 du Code civil) : selon le contrat, il conserve la valeur et les revenus, tandis que le fiduciaire exerce les droits attachés aux titres dans les limites de sa mission.

Tout se joue dans la rédaction de cette mission (article 2018, 6°) : le fiduciaire vote-t-il seul, selon des orientations écrites, ou dans le sens que lui indique le constituant ? Peut-il céder, et à quelles conditions de prix ? Qui le remplace en cas d'empêchement ? Ces réponses doivent être écrites avant le transfert, pas négociées pendant la crise.

  • Les statuts d'abord. Une clause d'agrément ou d'inaliénabilité peut viser le transfert au fiduciaire, qui reste une mutation de propriété ; sa portée dépend de sa rédaction et de la forme sociale. L'agrément s'obtient avant le transfert, le cas échéant en signant sous condition suspensive.
  • Le constituant société. Lorsque les titres sont inscrits au bilan d'une société, le résultat du transfert n'est pas compris dans le résultat imposable de l'exercice de transfert si les conditions de l'article 238 quater B du CGI sont réunies : activité éligible du constituant, désignation comme bénéficiaire, inscription à son bilan des droits représentatifs des titres transférés, engagements comptables et fiscaux du fiduciaire. Il s'agit d'un report d'imposition encadré, non d'une neutralité générale. Pour le seuil de 5 % du régime mère-fille, les titres transférés restent pris en compte si le constituant conserve les droits de vote ou si le fiduciaire les exerce dans le sens qu'il détermine (BOI-IS-BASE-10-10-10-20) ; pour le seuil de 95 % de l'intégration fiscale, l'article 223 A du CGI exige en outre que les titres soient assortis de droits à dividendes et de droits de vote.
  • L'incapacité. Une fiducie signée par un dirigeant en pleine capacité continue de produire ses effets s'il est ensuite placé sous tutelle ou curatelle ; le fiduciaire rend alors compte au tuteur ou au curateur (article 2022).
  • Le décès. Le contrat prend fin par le décès du constituant personne physique (article 2029) et le patrimoine fiduciaire restant fait de plein droit retour à la succession (article 2030). La fiducie de gestion ne remplace ni une donation ni un testament.
  • Titres sous engagement Dutreil. Le transfert au fiduciaire est un transfert de propriété : s'il porte sur des titres soumis à un engagement de conservation d'un pacte Dutreil, il peut rompre cet engagement. Une analyse préalable de la phase en cours (engagement collectif ou individuel) et des textes applicables est indispensable.
  • Pas de libéralité déguisée. Désigner ses enfants comme bénéficiaires sans contrepartie exposerait le contrat à la nullité d'ordre public de l'article 2013.
— La personne vulnérable

Personne vulnérable : la fiducie se décide tant que l'on peut encore signer

C'est la règle que les familles découvrent trop tard : le tuteur ne peut, même avec une autorisation du juge, transférer dans un patrimoine fiduciaire les biens ou droits d'un majeur protégé (article 509, 5° du Code civil). Pour un mineur, l'interdiction est générale (article 408-1). Une fois la tutelle ouverte, le tuteur ne peut donc plus constituer de fiducie au nom de la personne protégée ; une fiducie valablement conclue auparavant continue en revanche de s'exécuter. Elle doit donc être conclue par la personne elle-même, en pleine capacité, au moment où le besoin de protection s'annonce : diagnostic d'une maladie évolutive, grand âge, patrimoine devenu trop lourd à gérer seul.

  • Sous curatelle, la personne peut encore conclure un contrat de fiducie, mais seulement avec l'assistance de son curateur (article 468).
  • Le mandat de protection future ne permet pas, selon nous, de constituer la fiducie à la place du mandant. Le mandat sous seing privé est limité aux actes qu'un tuteur peut faire sans autorisation (article 493) : la fiducie en est exclue. Le mandat notarié inclut les actes patrimoniaux que le tuteur a le pouvoir d'accomplir seul ou avec une autorisation (article 490) ; le tuteur n'ayant jamais ce pouvoir (article 509, 5°), la constitution d'une fiducie par le mandataire est très probablement exclue, sans jurisprudence publiée à ce jour : le point se sécurise avant d'agir, au besoin devant le juge. La personne habilitée ne peut pas davantage constituer la fiducie en représentation, l'habilitation familiale portant sur les actes que le tuteur peut accomplir (article 494-6).
  • Les deux outils se complètent. La fiducie, signée en amont, organise la gestion des actifs qui demandent un professionnel (portefeuille, immeubles de rapport, titres de société) ; le mandat de protection future désigne la personne de confiance qui veillera sur le reste du patrimoine et sur la personne elle-même.
  • Le constituant reste bénéficiaire (article 2016) : le contrat peut prévoir le versement des revenus pour financer l'hébergement, les soins ou l'aide à domicile, selon un calendrier et des plafonds écrits.
  • Un tiers protecteur désigné. Le constituant personne physique ne peut pas renoncer à la faculté de désigner, à tout moment, un tiers chargé de veiller à ses intérêts (article 2017). Dans une fiducie de protection, le cabinet recommande de le désigner dès la signature : un proche, le mandataire de protection future ou un professionnel indépendant. La désignation donne lieu, à peine de nullité, à un acte écrit établi par le fiduciaire et enregistré (article 2019).
  • La reddition de comptes s'adapte à la mesure. Si une tutelle est ouverte en cours de contrat, le fiduciaire rend compte au tuteur, à sa demande, au moins une fois par an ; sous curatelle, au constituant et à son curateur (article 2022).

Deux limites restent fixes. La fiducie prend fin au décès du constituant, et le patrimoine fiduciaire retourne à la succession (articles 2029 et 2030) : elle protège une personne, elle ne transmet pas son patrimoine. Le contrat lui-même doit être enregistré dans le mois, à peine de nullité (article 2019), et seuls les fiduciaires énumérés par l'article 2015, dont les avocats, peuvent l'exécuter. Et elle ne peut porter aucune intention libérale envers les proches (article 2013). La transmission se prépare à part, avec un notaire et les outils de la planification successorale.

— 01

La fiducie de gestion, définition et objectifs

La fiducie (article 2011 du Code civil) permet à un constituant de transférer des biens, droits ou sûretés à un fiduciaire chargé de les gérer de manière autonome à des fins déterminées, au bénéfice d'un ou plusieurs bénéficiaires.

La fiducie de gestion organise l'administration et la conservation d'actifs selon des pouvoirs et un reporting définis contractuellement, avec séparation patrimoniale et gouvernance dédiée. Elle s'adapte à différentes situations patrimoniales et juridiques tout en offrant une gestion sur mesure et une protection contractuelle renforcée.

Le cabinet privilégie un nombre limité d'interventions afin de garantir l'implication directe des associés sur chaque dossier, et évalue systématiquement la pertinence d'une intervention avant tout engagement.

— 02

Cas d'usage et avantages

01

Séquestrer les termes d'une opération

Dans une acquisition ou un contentieux d'affaires, une somme, des titres ou un actif doivent être placés entre les mains d'un tiers strictement neutre jusqu'à la levée des conditions. Le cabinet organise une fiducie de gestion tenant lieu de séquestre fiduciaire, selon un mandat précis.

02

Porter et administrer des actifs dans une restructuration

Pendant la restructuration d'un groupe, certains actifs doivent être isolés et gérés à l'abri des créanciers, sans interrompre l'exploitation. Le cabinet met en place un portage d'actifs fiduciaire encadré, avec gouvernance et reporting définis.

03

Gérer des titres en période de tension actionnariale

Lors d'un différend entre associés ou d'une transmission d'entreprise, les titres sont confiés à un fiduciaire qui exerce les droits attachés selon un mandat neutre et transparent, dans une logique de gouvernance actionnariale maîtrisée, jusqu'au dénouement.

04

Assurer la continuité lors d'un carve-out ou d'une cession

Un actif immobilier ou d'exploitation est administré par le fiduciaire pendant la transition, garantissant une continuité sans rupture jusqu'au transfert définitif.

05

Protection des personnes vulnérables

La fiducie de gestion peut aussi organiser l'administration d'actifs au bénéfice de personnes vulnérables : règles de gestion et de restitution définies au contrat, sécurisation civile et fiscale, et coordination avec les régimes de protection juridique. Elle doit être signée avant toute tutelle : voir la section consacrée à la personne vulnérable.

06

Gestion de biens complexes

Administration de patrimoines comprenant des biens sensibles ou complexes : actifs financiers, immobilier, droits de propriété intellectuelle.

  • Délégation de la gestion à un fiduciaire dans un cadre strict
  • Pouvoirs, objectifs et modalités de contrôle définis contractuellement
  • Reporting périodique et traçabilité
  • Adaptée aux actifs sensibles ou stratégiques
07

Gestion transitoire

Phases de continuité d'exploitation, transition de gouvernance, exécution d'un mandat de gestion sur une période déterminée.

  • Continuité d'exploitation en période sensible
  • Transition de gouvernance dans les groupes familiaux
  • Reporting et traçabilité tout au long de la mission
  • Sortie organisée selon les modalités contractuelles
08

Avantages structurants

Trois bénéfices principaux qui fondent l'intérêt de la fiducie de gestion.

  • Protection des actifs : patrimoine fiduciaire isolé des créanciers du constituant et du fiduciaire (sous réserve des créances liées à la gestion)
  • Gestion professionnelle : le fiduciaire est tenu par le contrat (pouvoirs, reporting, contrôles) et engage sa responsabilité en cas de manquement
  • Flexibilité : mission paramétrée sur mesure : objectifs, modalités de décision, seuils d'engagement, délégations, comités de suivi
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Acteurs et gouvernance

Trois rôles et un cadre contractuel précis qui structurent toute opération.

Une gouvernance définie au contrat

La gouvernance fixe les pouvoirs fiduciaires, les délégations, les seuils d'engagement et les comités de suivi, avec un reporting périodique et des contrôles externes. L'avocat fiduciaire joue un rôle central : structuration des pouvoirs, sécurisation des décisions, conformité et traçabilité.

Trois acteurs clés

Le constituant

Transfère les actifs au patrimoine fiduciaire et définit les objectifs de gestion contractuels. Choisit le fiduciaire, les bénéficiaires, la durée et les modalités de sortie.

Le fiduciaire

Administre les actifs, exerce ses pouvoirs et rend des comptes selon la gouvernance prévue. Engage sa responsabilité en cas de manquement à ses obligations contractuelles ou déontologiques.

Le(s) bénéficiaire(s)

Bénéficie(nt) des fruits ou du résultat de la gestion conformément au contrat. Peut être le constituant lui-même, un tiers, une famille ou une institution.

— 04

Site dédié à la fiducie de gestion

Pour approfondir la fiducie de gestion : gouvernance d'actifs, portage patrimonial, ingénierie de transmission, cadre contractuel et suivi d'exécution dans la durée.

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Expert référent

La pratique fiducie de gestion du cabinet est animée par Jonathan Bensaid, associé fondateur, en coordination avec un réseau d'experts pluridisciplinaires (notaires, family officers, gestionnaires d'actifs, conseils financiers).

  • Article 2011 du Code civil
  • Patrimoine séparé
  • Gouvernance contractuelle
  • Reporting fiduciaire
  • Leaders League, Fiscalité du patrimoine : Excellent (2026)
  • Leaders League, Fiscalité du patrimoine : pré-contentieux et contentieux, Forte notoriété (2026)
  • France · Suisse
Jonathan BENSAID a développé une importante pratique dans les opérations de fiducies et de financements complexes. Ce savoir-faire permet à la clientèle du cabinet d'obtenir un large accompagnement en obtenant une structuration complète des projets, notamment en matière immobilière.
— Magazine Les Décideurs
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Questions fréquentes

Quelle est la durée maximale d'une fiducie-gestion ?

La durée maximale d'une fiducie-gestion est de 99 ans. Elle doit être expressément stipulée dans l'acte constitutif. À défaut, la fiducie est nulle.

La fiducie-gestion protège-t-elle les biens des créanciers ?

En partie seulement. Les biens fiduciaires forment un patrimoine séparé : l'ouverture d'une sauvegarde, d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire à l'égard du fiduciaire ne l'affecte pas (article 2024 du Code civil) et, hors fraude aux droits des créanciers du constituant et droit de suite attaché à une sûreté publiée avant le contrat, seuls les créanciers dont la créance est née de sa conservation ou de sa gestion peuvent le saisir (article 2025). La protection n'est toutefois pas absolue lorsque le constituant lui-même fait l'objet d'une procédure collective : sa liquidation judiciaire, lorsqu'il est seul bénéficiaire, résilie le contrat de plein droit et fait revenir les biens dans son patrimoine (article L. 641-12-1 du Code de commerce), et, en redressement ou en liquidation judiciaire, tout transfert en fiducie intervenu après la cessation des paiements est nul, sauf s'il garantit une dette contractée concomitamment (article L. 632-1, I, 10°). En sauvegarde, lorsque le constituant conserve l'usage ou la jouissance des biens, aucune cession ni aucun transfert à son fiduciaire ou à un tiers ne peut résulter de la seule ouverture de la procédure, de l'arrêté du plan ou du défaut de paiement d'une créance née avant le jugement d'ouverture, à peine de nullité (article L. 622-23-1). La fiducie organise une gestion ; elle ne rend pas les biens transférés absolument insaisissables.

Quels types de biens peuvent être gérés en fiducie ?

Tout type de bien ou droit peut être transféré : actifs financiers, parts sociales, immeubles, droits d'auteur, brevets, etc. Y compris des biens futurs s'ils sont suffisamment identifiables.

Quel est le rôle de l'avocat fiduciaire en fiducie de gestion ?

L'avocat fiduciaire structure les pouvoirs, sécurise les décisions, assure la conformité et la traçabilité. Il est tenu par les obligations déontologiques renforcées de la profession.

Un tuteur peut-il placer les biens d'un majeur protégé en fiducie ?

Non. L'article 509, 5° du Code civil interdit au tuteur, même autorisé par le juge, de transférer dans un patrimoine fiduciaire les biens ou droits d'un majeur protégé. La fiducie doit être conclue par la personne elle-même avant l'ouverture de la tutelle ; sous curatelle, elle le peut avec l'assistance de son curateur (article 468).

Fiducie ou mandat de protection future : faut-il choisir ?

Non, ils se complètent. Le mandataire de protection future ne peut, selon nous, pas constituer une fiducie au nom du mandant, puisque cet acte est interdit au tuteur même avec autorisation (article 509, 5°) ; aucune décision publiée ne tranche encore le point pour le mandat notarié. La fiducie se signe donc en amont pour les actifs qui demandent une gestion professionnelle, et le mandat organise la protection du reste du patrimoine et de la personne.

Un dirigeant peut-il confier ses actions à un fiduciaire et rester bénéficiaire ?

Oui. Le constituant peut être le bénéficiaire de la fiducie (article 2016 du Code civil) : il conserve la valeur et les revenus des titres, tandis que le fiduciaire exerce les droits attachés selon la mission définie au contrat. Les clauses d'agrément des statuts et, le cas échéant, les engagements Dutreil doivent être vérifiés avant le transfert ; le contrat prend fin au décès du constituant (article 2029).

Comment articuler fiducie de gestion et fiducie-sûreté ?

Les deux mécanismes répondent à des finalités différentes mais peuvent se combiner dans certains montages. Voir fiducie-sûreté pour la dimension garantie d'un financement.

Cité par

Mettre en place une fiducie de gestion

Présenter le contexte, les actifs concernés et les objectifs de gestion, pour évaluer la pertinence d'une fiducie de gestion et organiser un premier échange.