La durée
Elle s'aligne en pratique sur le droit de reprise de l'administration. En matière d'impôt sur les sociétés, ce droit s'exerce en principe jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due (LPF, art. L. 169). En matière de TVA, le délai se compte à partir de l'année au cours de laquelle la taxe est devenue exigible (LPF, art. L. 176), avec une règle particulière lorsque l'exercice ne coïncide pas avec l'année civile. Une garantie fiscale de trois ans qui démarre à la signature laisse à découvert l'exercice en cours au jour de la cession, que l'administration peut encore rectifier jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivante : c'est l'erreur la plus courante. Le terme utile se situe autour de quatre ans à compter de la signature, ou mieux, au 31 décembre de la troisième année suivant celle de la cession. Et la clause doit survivre aux redressements notifiés avant son terme : la proposition de rectification interrompt la prescription (LPF, art. L. 189), de sorte que la charge se liquide souvent longtemps après.