La définition fiscale et la frontière avec l'immeuble bâti
La qualification résulte du seul classement du terrain dans un secteur constructible ; elle absorbe aussi certains terrains supportant des constructions ruinées.
- Sont des terrains à bâtir les terrains sur lesquels des constructions peuvent être autorisées en application d'un plan local d'urbanisme, d'un autre document d'urbanisme en tenant lieu, d'une carte communale ou de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme (CGI, art. 257, I, 2, 1°)
- Critère objectif : l'intention de construire de l'acquéreur, les clauses de l'acte ou l'usage projeté sont sans incidence sur la qualification
- Un terrain supportant un bâtiment impropre à un quelconque usage (ruine, bâtiment dont l'état rend impossible toute utilisation, chantier inabouti) est traité comme un terrain à bâtir, selon la doctrine administrative
- À l'inverse, un terrain supportant un bâtiment encore utilisable, même destiné à la démolition, relève en principe du régime des immeubles bâtis ; la ligne de partage s'apprécie au cas par cas et mérite d'être documentée dans l'acte