Engagement de revendre & abus de droit
Quand l'administration peut-elle remettre en cause l'engagement de revendre sur le fondement de l'abus de droit ? Critères, jurisprudence, sécurisation. Lire l'analyse →
Le régime fiscal du marchand de biens repose sur deux engagements, substituables l'un à l'autre sous conditions (CGI, art. 1594-0 G, A, II), qui conditionnent les exonérations de droits de mutation : l'engagement de revendre dans les 5 ans (CGI art. 1115) et l'engagement de construire dans les 4 ans (CGI art. 1594-0 G A). Leur articulation, leur prorogation, leur reprise par un sous-acquéreur et les abus de droit qui les entourent constituent un terrain technique et contentieux à part entière. Cette page rassemble nos analyses détaillées par sujet.
Le régime du marchand de biens permet de réduire fortement les droits de mutation sur les acquisitions immobilières destinées à la revente ou à la construction : taxe de publicité foncière de 0,715 % au lieu de 6,32 % dans la plupart des départements, taux relevé applicable aux actes passés et aux conventions conclues jusqu'au 31 mars 2028, avec l'engagement de revendre, droit fixe de 125 € avec l'engagement de construire. En contrepartie, le contribuable s'engage formellement, dans l'acte d'acquisition, à respecter une obligation de revendre ou de construire dans un délai légal.
Le non-respect de l'engagement entraîne la déchéance rétroactive : les droits dont l'acquisition a été exonérée deviennent exigibles dans le mois qui suit la rupture de l'engagement, assortis de l'intérêt de retard de 0,20 % par mois (CGI, art. 1840 G ter, I et art. 1727), décompté à partir du premier jour du mois suivant l'expiration du délai légal de présentation de l'acte d'acquisition à la formalité. Une majoration ne s'y ajoute qu'en cas de manquement délibéré ou d'abus de droit (CGI, art. 1729). La sécurisation de l'opération suppose une maîtrise fine des délais, des conditions de prorogation, des règles de reprise par un sous-acquéreur et des risques d'abus de droit.
Notre cabinet traite régulièrement ces dossiers — analyse pré-acquisition, sécurisation rédactionnelle des actes, gestion des prorogations, contentieux post-rectification.
Cette page sert de point d'entrée. Chaque sujet ci-dessous renvoie vers une analyse complète qui actualise la doctrine BOFiP et la jurisprudence la plus récente.
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Le cabinet intervient à toutes les étapes du cycle de vie de l'engagement : analyse pré-acquisition (qualification de l'opération, choix de l'engagement le plus adapté, rédaction des clauses dans la promesse et l'acte authentique), suivi opérationnel (calendrier, formalisme de prorogation, coordination avec le notaire), et contentieux (réponse aux propositions de rectification, réclamation contentieuse, saisine du tribunal judiciaire, compétent en matière de droits d'enregistrement (LPF art. L. 199), puis cour d'appel et Cour de cassation).
Notre profondeur de jurisprudence sur ces sujets — issue de centaines de dossiers traités — permet de sécuriser les opérations en amont et de défendre les contribuables en cas de remise en cause.
Sujets fréquemment articulés avec les engagements fiscaux du marchand de biens.
Vue d'ensemble du pôle : marchand de biens, TVA immobilière, droits de mutation, plus-values.
Voir la page Pôle ImmobilierArticulation avec le régime de TVA applicable aux opérations immobilières.
Voir la page Pôle ImmobilierCadre général des droits de mutation à titre onéreux et exonérations.
Voir la page Pôle ImmobilierRégime d'imposition des plus-values immobilières des particuliers, abattements et exonérations.
Voir la page ContentieuxProcédure de rectification, réclamation, contentieux devant le tribunal judiciaire (LPF art. L. 199).
Voir la pagePremier échange confidentiel pour analyser votre projet, choisir le bon engagement, sécuriser la rédaction des actes, ou défendre vos intérêts en cas de rectification.
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