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Pôle Banque & Finance — Fiscalité internationale

Fiscalité des non-résidents

Avocat fiscaliste à Paris, BENSAID Avocats accompagne les personnes physiques et morales non-résidentes sur l'ensemble de leurs obligations fiscales françaises : résidence fiscale, revenus de source française, retenues à la source, plus-values immobilières et mobilières, conventions fiscales bilatérales, obligations déclaratives, exit tax et gestion des situations de double imposition.

Paris · Genève · Marseille · Cannes · Lisbonne
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Fiscalité des non-résidents : qui est concerné ?

La fiscalité des non-résidents concerne les personnes physiques ou morales qui perçoivent des revenus en France tout en étant considérées comme non-résidentes pour des raisons fiscales. Résidence fiscale, revenus de source française, conventions bilatérales et obligations déclaratives : une approche structurée permet de sécuriser la conformité et d'éviter la double imposition.

La résidence fiscale se détermine au regard du droit interne (article 4 B du CGI : foyer, séjour principal, activité professionnelle, centre des intérêts économiques) et des conventions fiscales bilatérales (critère conventionnel, règles de partage). Pour les personnes morales, l'analyse porte sur le siège de direction effective et la localisation de l'activité économique.

Le cabinet privilégie un nombre limité d'interventions afin de garantir l'implication directe des associés sur chaque dossier, et évalue systématiquement la pertinence d'une intervention avant tout engagement.

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Fiscalité applicable aux non-résidents

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Revenus immobiliers

Revenus locatifs français et plus-values immobilières impliquent des obligations déclaratives spécifiques et une articulation avec la convention fiscale applicable.

  • Revenus fonciers de source française — régime réel vs micro-foncier, taux minimum d'imposition de 20 % (CGI art. 197 A)
  • Plus-values immobilières des non-résidents (CGI art. 244 bis A) — abattements pour durée de détention, représentation fiscale, prélèvement forfaitaire
  • Revenus BIC meublés — régime LMNP/LMP, qualification parahôtelière (voir notre article sur l'arrêt CE du 12 nov. 2025)
  • Imposition des parts de SCI, OPCI, SCPI détenues par un non-résident
  • Obligations de représentant fiscal accrédité pour les résidents hors UE (au-delà des seuils)
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Revenus mobiliers

Dividendes, intérêts, redevances et plus-values sur titres peuvent être soumis à des mécanismes de retenue à la source modulés par les conventions fiscales.

  • Dividendes de source française — retenue à la source (CGI art. 119 bis, 2), taux conventionnel, procédure de restitution
  • Intérêts — exonération en droit interne, points d'attention sur les ETNC (États et territoires non coopératifs)
  • Redevances — retenue à la source (CGI art. 182 B), application des conventions
  • Plus-values de cession de titres — CGI art. 244 bis B (participations substantielles) & art. 244 bis A (titres à prépondérance immobilière)
  • Procédures de réclamation contentieuse en cas de sur-prélèvement
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Salaires & activité en France

L'imposition des revenus d'activité exercée en France suppose une analyse croisée du lieu d'exercice effectif, des règles de territorialité et de la convention fiscale applicable.

  • Salaires de source française — retenue à la source non libératoire (CGI art. 182 A) depuis 2023
  • Jetons de présence & rémunérations de mandataires — CGI art. 182 A bis & ter
  • Impatriation — régime CGI art. 155 B (primes, revenus de source étrangère)
  • Expatriation — bascule du statut fiscal, articulation avec la sécurité sociale
  • Analyse des missions temporaires et de la notion d'établissement stable
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Conventions de double imposition

La compréhension et la bonne application des conventions fiscales bilatérales sont essentielles pour éviter ou limiter la double imposition des revenus.

  • Lecture des conventions modèles OCDE et des conventions franco-suisse, franco-portugaise, franco-britannique, franco-émiratie, etc.
  • Articulation des mécanismes : exonération, crédit d'impôt, plafonnement conventionnel des retenues
  • Certificats de résidence fiscale et formulaires d'attestation (5000, 5001, 5002, 5003)
  • Procédures amiables (mutual agreement procedure) en cas de double imposition
  • Analyse des conflits de résidence et application des règles de rattachement conventionnel
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France – Suisse

Paris · Genève — une pratique transfrontalière cohérente.

Non-résidents franco-suisses : un dossier, deux juridictions

La convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966 régit l'imposition des flux entre les deux pays. Sa bonne application suppose de qualifier précisément la résidence fiscale, les revenus de source française et l'articulation avec les règles suisses. Pour les dossiers à dimension patrimoniale, bancaire ou immobilière, la cohérence documentaire entre Paris et Genève est décisive.

Typologie de dossiers

Expatriés français installés en Suisse

Analyse de la bascule fiscale, exit tax, maintien de revenus de source française (immobilier, actions), obligations déclaratives.

Résidents suisses investissant en France

Acquisition immobilière, fiscalité des plus-values, revenus locatifs, représentation fiscale, structuration des détentions.

Cadres dirigeants détachés entre Paris et Genève

Salaires, stock-options, actions gratuites, régime d'impatriation ou d'expatriation, articulation sécurité sociale.

Family offices & patrimoines mobiles

Coordination avec banques privées suisses, assurance-vie, structures de détention, conformité déclarative.

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Expert référent — François Ouairy

Avocat associé en charge du bureau de Paris, spécialisé en fiscalité internationale et patrimoniale. Best Lawyers 2026 en Tax Law, forte notoriété Leaders League en TVA et fiscalité du patrimoine. Intervention en conseil et contentieux, aux côtés de Jonathan Bensaid sur les dossiers impliquant une composante patrimoniale, bancaire ou fiduciaire, notamment sur l'axe franco-suisse Paris – Genève.

  • Best Lawyers 2026 — Tax Law
  • Fiscalité internationale
  • Conventions fiscales
  • Exit tax — CGI 167 bis
  • Plus-values immobilières — 244 bis A
  • France · Suisse
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Publications récentes

Une sélection d'articles du cabinet en lien avec la fiscalité des non-résidents, l'expatriation et les flux patrimoniaux internationaux.

Exit tax

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Décembre 2024 Lire l'article
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Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un non-résident fiscal en France ?

Un non-résident fiscal est une personne physique ou morale qui ne remplit aucun des critères de l'article 4 B du CGI (foyer ou séjour principal en France, activité professionnelle principale en France, centre des intérêts économiques en France) ni les critères conventionnels de résidence. Le statut de non-résident influence l'imposition : seuls les revenus de source française (article 164 B du CGI) sont imposables en France, selon des règles et des taux spécifiques.

Quels revenus d'un non-résident sont imposables en France ?

Sont notamment imposables en France les revenus fonciers (locations d'immeubles situés en France), les plus-values immobilières (CGI art. 244 bis A), certains salaires (article 182 A CGI), les dividendes et intérêts (retenue à la source), les redevances (art. 182 B CGI) et les plus-values de cession de participations substantielles (art. 244 bis B). Un taux minimum de 20 % (ou 30 % au-delà d'un seuil) s'applique à l'IR des non-résidents, sauf justification d'un taux moyen inférieur.

Les conventions fiscales évitent-elles toujours la double imposition ?

Les conventions bilatérales visent à éliminer la double imposition mais leur efficacité dépend de la qualification des revenus, de la résidence fiscale et des mécanismes retenus (exonération dans un État, crédit d'impôt, plafonnement des retenues à la source). Des conflits peuvent subsister : ils se résolvent par l'application des règles conventionnelles de rattachement, par la procédure amiable (MAP) ou, à défaut, par la voie contentieuse.

Qu'est-ce que l'exit tax ?

L'exit tax (article 167 bis du CGI) impose les plus-values latentes sur les participations substantielles détenues par un contribuable qui transfère son domicile fiscal hors de France. Le paiement peut être assorti d'un sursis automatique (États UE et certains partenaires) ou sur garantie. Un retour en France ou certaines cessions avant l'écoulement du délai peuvent annuler la dette fiscale. Voir notre guide complet sur l'exit tax.

Un non-résident doit-il déclarer ses comptes bancaires à l'étranger ?

L'obligation déclarative du formulaire 3916 concerne principalement les résidents fiscaux français. Un non-résident n'y est en principe pas tenu pour ses comptes hors de France. En revanche, un non-résident qui deviendrait résident (bascule de statut) doit déclarer dès le premier exercice concerné. En cas d'omission, les sanctions peuvent être lourdes — voir notre article sur les obligations déclaratives et sanctions.

Comment fonctionne la retenue à la source sur les dividendes versés à un non-résident ?

Les dividendes de source française versés à un non-résident subissent une retenue à la source de 25 % en droit interne (article 119 bis du CGI), souvent réduite à 15 % — voire 0 % ou 5 % — par la convention fiscale applicable. La réduction suppose de produire un certificat de résidence fiscale (formulaires 5000 / 5001) au moment du paiement ou d'engager une réclamation contentieuse a posteriori pour restitution du trop-perçu.

Faut-il un représentant fiscal accrédité pour vendre un bien immobilier en France ?

Un non-résident vendeur d'un immeuble français au-delà d'un certain seuil de prix et résidant hors de l'Union européenne et de l'EEE doit désigner un représentant fiscal accrédité, solidairement tenu du paiement de l'impôt sur la plus-value. Les non-résidents UE/EEE en sont dispensés. Le représentant intervient avant la signature de l'acte authentique — une anticipation est indispensable.

Quelles obligations déclaratives pour un non-résident propriétaire en France ?

Un non-résident propriétaire doit notamment souscrire : (i) une déclaration annuelle de revenus 2042 et 2042-NR pour ses revenus de source française ; (ii) les annexes spécifiques selon la nature des revenus (2044 pour les revenus fonciers, 2048-IMM pour les plus-values immobilières) ; (iii) le formulaire 2777 pour certaines retenues à la source. L'articulation avec la convention fiscale applicable est déterminante pour éviter les sur-prélèvements.

Expatriation, plus-values, conventions fiscales ?

Premier échange confidentiel, sans engagement. Nous répondons sous 48h ouvrées.

Jonathan Bensaid, avocat fondateur

Article rédigé par

Me Jonathan Bensaid, avocat fiscaliste, fondateur du cabinet Bensaid Avocats, inscrit aux Barreaux de Paris & Genève.