Pôle Fiscalité, Sécurisation des opérations

Le rescrit fiscal et les agréments

Le rescrit fiscal est une prise de position formelle de l'administration, sollicitée en amont d'une opération, qui devient opposable et protège le contribuable contre un redressement ultérieur. Avocat fiscaliste à Paris, le cabinet sécurise vos opérations patrimoniales, de transmission et de restructuration par la voie du rescrit général et des rescrits spécifiques (LPF art. L. 80 B), de la garantie contre les changements de doctrine (LPF art. L. 80 A), du rescrit anti-abus de droit (LPF art. L. 64 B) et des agréments fiscaux.

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Sécuriser une opération avant de l'engager

Le rescrit fiscal permet d'interroger l'administration sur le traitement fiscal d'une opération projetée et d'obtenir une réponse qui l'engage. Une fois la position formellement prise, l'administration ne peut plus procéder à un rehaussement fondé sur une appréciation différente, tant que la situation de fait exposée et le droit applicable demeurent inchangés. Le rescrit transforme ainsi une incertitude fiscale en risque maîtrisé, avant même la réalisation de l'opération.

La sécurité juridique du contribuable repose sur deux fondements complémentaires du Livre des procédures fiscales. La garantie contre les changements de doctrine (article L. 80 A) rend opposable à l'administration sa propre interprétation formellement admise d'un texte fiscal, notamment celle publiée au Bulletin officiel des finances publiques. Le rescrit (article L. 80 B) permet, lui, d'obtenir une prise de position sur une situation de fait précise, propre au contribuable qui la sollicite. Dans les opérations sensibles, le rescrit prévu à l'article L. 64 B permet de se prémunir contre la procédure d'abus de droit.

Le cabinet privilégie un nombre limité d'interventions afin de garantir l'implication directe des associés sur chaque dossier, et évalue systématiquement la pertinence d'une demande de rescrit avant tout engagement. La qualité de la rédaction, exhaustivité des faits, exactitude de la présentation, précision de la question posée, conditionne la portée de la garantie obtenue.

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Rescrits et agréments : les outils de sécurisation

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Garantie contre les changements de doctrine

L'article L. 80 A du LPF protège le contribuable qui a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation formellement admise par l'administration à la date des opérations.

  • Opposabilité de la doctrine administrative publiée (BOFiP, réponses ministérielles, instructions), LPF art. L. 80 A
  • Aucun rehaussement possible lorsque le contribuable s'est conformé à une interprétation formellement admise, même ultérieurement rapportée
  • Analyse de la portée exacte de la doctrine invoquée et de son applicabilité à la situation
  • Sécurisation des positions retenues dans les déclarations à venir
  • Articulation avec les positions individuelles obtenues par voie de rescrit
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Rescrit général et rescrits spécifiques

L'article L. 80 B du LPF permet d'obtenir une prise de position formelle sur une situation de fait, générale (1°) ou au titre d'un régime particulier (rescrits spécifiques).

  • Rescrit général (LPF art. L. 80 B, 1°), prise de position sur l'appréciation d'une situation de fait au regard d'un texte fiscal
  • Rescrits spécifiques, entreprises nouvelles, jeunes entreprises innovantes, crédit d'impôt recherche, amortissements exceptionnels, établissement stable
  • Rédaction d'une demande complète, sincère et documentée conditionnant l'opposabilité de la réponse
  • Gestion des délais de réponse et suivi de l'instruction par l'administration
  • Sécurisation des opérations patrimoniales et de transmission par une position acquise en amont
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Rescrit anti-abus de droit

L'article L. 64 B du LPF offre une consultation préalable permettant de se prémunir contre la mise en oeuvre de la procédure d'abus de droit (LPF art. L. 64).

  • Consultation de l'administration sur la portée réelle d'un montage avant sa réalisation
  • Protection contre la procédure d'abus de droit lorsque l'administration n'a pas répondu dans le délai imparti
  • Sécurisation des restructurations, holdings et opérations de transmission sensibles
  • Anticipation du risque de but principalement fiscal ou de fictivité
  • Articulation avec le redressement fiscal et la procédure de contrôle fiscal
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Agréments fiscaux

L'agrément est une autorisation préalable délivrée par l'administration, condition d'accès à certains régimes de faveur, notamment en matière de restructuration.

  • Agréments préalables conditionnant l'accès à des régimes de faveur (fusions, apports, restructurations)
  • Constitution et instruction du dossier d'agrément auprès de l'administration compétente
  • Analyse des conditions de fond et des engagements exigés du bénéficiaire
  • Suivi du respect des engagements post-agrément et gestion du risque de déchéance
  • Articulation avec la fiscalité des entreprises et les opérations de haut de bilan
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Expert référent, Jonathan Bensaid

Associé fondateur du cabinet, Jonathan Bensaid accompagne les contribuables et les entreprises dans la sécurisation de leurs opérations patrimoniales, de transmission et de restructuration. Il conseille sur le recours au rescrit fiscal, aux rescrits spécifiques et aux agréments, ainsi que sur l'opposabilité de la doctrine administrative, en conseil comme en contentieux, notamment sur l'axe franco-suisse entre Paris et Genève.

  • Rescrit fiscal, LPF L. 80 B
  • Garantie de doctrine, LPF L. 80 A
  • Rescrit abus de droit, LPF L. 64 B
  • Agréments fiscaux
  • Restructurations & transmission
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— FAQ

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un rescrit fiscal ?

Un rescrit fiscal est une prise de position formelle de l'administration sur l'application d'un texte fiscal à une situation de fait que le contribuable lui expose, en principe avant la réalisation de l'opération. Une fois la position prise, l'administration ne peut plus procéder à un rehaussement fondé sur une appréciation différente, tant que la situation de fait et le droit applicable demeurent inchangés. Le fondement principal est l'article L. 80 B du Livre des procédures fiscales, dont le 1° institue le rescrit général, complété par des rescrits spécifiques propres à certains régimes.

Quelle différence entre le rescrit (L. 80 B) et la garantie de doctrine (L. 80 A) ?

L'article L. 80 A du LPF institue la garantie contre les changements de doctrine : il rend opposable à l'administration sa propre interprétation formellement admise d'un texte fiscal, notamment la doctrine publiée au Bulletin officiel des finances publiques, à laquelle tout contribuable placé dans la situation visée peut se référer. L'article L. 80 B concerne, lui, une prise de position sur une situation de fait individuelle, propre au seul contribuable qui a formulé la demande. La garantie de doctrine protège une position générale et publiée ; le rescrit protège une position particulière et sollicitée.

Qu'est-ce que le rescrit anti-abus de droit (L. 64 B) ?

L'article L. 64 B du LPF permet au contribuable de consulter l'administration, préalablement à une opération, sur la portée réelle d'un montage ou d'un acte. Lorsque l'administration n'a pas répondu dans le délai qui lui est imparti, elle ne peut plus recourir à la procédure d'abus de droit prévue à l'article L. 64 du LPF à l'égard de l'opération exposée. Ce rescrit est un outil déterminant pour sécuriser les restructurations, holdings et opérations de transmission susceptibles d'être analysées comme poursuivant un but principalement fiscal.

Que se passe-t-il si l'administration ne répond pas ?

L'effet du silence dépend du rescrit concerné. Pour certains rescrits spécifiques de l'article L. 80 B du LPF, l'absence de réponse dans le délai prévu, en principe trois mois, vaut accord tacite : le contribuable peut alors se prévaloir de la position implicitement acquise. Pour le rescrit anti-abus de droit de l'article L. 64 B, le silence gardé au terme du délai prive l'administration de la faculté d'invoquer l'abus de droit. En revanche, pour le rescrit général, l'absence de réponse ne vaut pas accord tacite : elle laisse le contribuable sans position formelle opposable.

Le rescrit protège-t-il contre un changement de position de l'administration ?

Oui, dans la limite de la situation exposée. Une fois la prise de position acquise au titre de l'article L. 80 B du LPF, l'administration ne peut procéder à un rehaussement en contradiction avec sa réponse, aussi longtemps que la situation de fait décrite et la législation applicable restent inchangées. De même, la garantie de l'article L. 80 A fait obstacle à ce que l'administration remette en cause, par une doctrine nouvelle, une position formellement admise sur laquelle le contribuable s'est fondé. La sécurité offerte suppose donc une parfaite concordance entre les faits exposés et l'opération effectivement réalisée.

Qu'est-ce qu'un agrément fiscal ?

Un agrément fiscal est une autorisation préalable délivrée par l'administration, condition d'accès à certains régimes de faveur, notamment en matière de fusions, apports et restructurations. À la différence du rescrit, qui constate l'application du droit à une situation, l'agrément conditionne le bénéfice d'un régime à une décision expresse de l'administration et, souvent, au respect d'engagements pris par le bénéficiaire. Le non-respect de ces engagements peut entraîner la déchéance rétroactive du régime obtenu. La constitution du dossier et le suivi post-agrément sont donc déterminants.

Comment bien rédiger une demande de rescrit ?

La portée de la garantie dépend directement de la qualité de la demande. Celle-ci doit exposer une situation de fait complète, sincère et exacte, poser une question précise sur le texte fiscal en cause et être adressée au service compétent avant la réalisation de l'opération. Toute omission ou inexactitude affecte l'opposabilité de la réponse : une prise de position n'engage l'administration que si l'opération réalisée correspond fidèlement aux faits présentés. Le cabinet rédige la demande, en assure le suivi et vérifie la concordance entre la réponse obtenue et l'opération mise en oeuvre.

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Une opération patrimoniale ou une restructuration à sécuriser ?

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