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Grille de décision par profil patrimonial
Au-delà du comparatif technique, la maison observe quatre archétypes de candidats pour lesquels la recommandation se polarise nettement. Premier profil — l'entrepreneur en sortie de capital : cession programmée d'une participation significative dans les cinq à dix ans, besoin d'un régime court pour absorber la plus-value et les premiers dividendes post-cession, retour envisageable vers la France ou un autre pays UE à terme. L'Italie est presque toujours la réponse : 300 000 €/an plafonnent l'imposition sur les dividendes étrangers et les revenus mobiliers, la durée de 15 ans couvre largement le cycle de désinvestissement, la sortie est planifiable.
Deuxième profil — le retraité fortuné en quête de stabilité multi-générationnelle : patrimoine consolidé, horizon viager, préoccupation successorale primordiale, faible appétence pour le risque réglementaire. La Suisse l'emporte : caractère viager du régime, qualité de vie reconnue, stabilité politique séculaire des cantons romands et alémaniques traditionnels, planification successorale fluide via les conventions bilatérales. Le surcoût annuel par rapport à l'Italie est compensé par la suppression de l'aléa de fin de quinzième année.
Troisième profil — le collectionneur et marchand d'art : patrimoine concentré sur des actifs culturels, écosystème marchand structurant pour la prise de décision (galeries, salles des ventes, foires), réseau de pairs déterminant. Milan, Venise, Florence, Rome — l'Italie offre un écosystème de classe mondiale, et le forfait 24-bis ne pénalise pas les plus-values étrangères sur œuvres d'art (sous réserve du régime des participations qualifiées les cinq premières années). La Suisse reste pertinente pour ceux qui privilégient Genève et Zurich, mais l'avantage italien est ici net.
Quatrième profil — le banquier privé, gestionnaire de famille, family officer : besoin de proximité avec les places financières, infrastructure bancaire et fiduciaire dense, secret bancaire historique (encadré aujourd'hui par les normes CRS et l'Avenant 2014). Genève et Zurich restent des références internationales. La Suisse l'emporte naturellement, à condition d'accepter la contrainte d'absence d'activité lucrative locale — qui suppose une structuration soigneuse des mandats et des participations à des sociétés de gestion offshore.
Pour les profils mixtes — entrepreneurs encore actifs, familles multi-nucléaires, patrimoines à composante immobilière française significative — la maison procède par simulation chiffrée comparative sur dix ans avant tout arbitrage. La grille ci-dessus est une heuristique de premier ordre ; la décision finale demande une analyse personnalisée intégrant l'exit tax française, l'IFI résiduel sur immeubles français, le coût de structuration et les conventions bilatérales applicables.