Mobilité internationale, revenus de source étrangère

Résidence secondaire à l'étranger : déclarer le bien et les loyers sans faux pas

Une maison en Espagne, un appartement à Lisbonne, un riad à Marrakech : tant que vous êtes résident fiscal de France, ces biens et les loyers qu'ils produisent restent dans le champ de l'impôt français. L'article 4 A du code général des impôts soumet les personnes domiciliées en France à l'impôt sur l'ensemble de leurs revenus, de source française comme étrangère. Trois obligations naissent de la seule détention : l'impôt sur la fortune immobilière si votre patrimoine immobilier net mondial dépasse 1 300 000 euros au 1er janvier, la déclaration du compte bancaire étranger ouvert pour encaisser les loyers ou régler les charges, et la déclaration des recettes locatives dès le premier euro. Le mécanisme d'élimination de la double imposition, lui, ne se devine pas : il change d'un pays à l'autre. Le cabinet accompagne les propriétaires résidents de France dans la mise en conformité de leur détention immobilière hors de France.

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— En bref
Principe
Résident fiscal de France : imposition sur les revenus mondiaux (CGI art. 4 A). Le bien étranger ne sort pas du champ français
IFI
Patrimoine immobilier net mondial supérieur à 1 300 000 euros au 1er janvier : déclaration 2042-IFI, biens étrangers compris
Compte étranger
Formulaire 3916 / 3916 bis chaque année. Amende de 1 500 euros par compte, 10 000 euros pour certains États (CGI art. 1736, IV)
Location saisonnière
Bénéfices industriels et commerciaux, jamais revenus fonciers. Micro-BIC : 30 % et 15 000 euros pour le meublé de tourisme non classé, 50 % et 77 700 euros pour le classé
Double imposition
Espagne, Italie, Grèce : crédit égal à l'impôt français, case 8TK. Portugal, Maroc : exonération avec taux effectif, case 8TI
Prélèvements sociaux
18,6 % sur les BIC de location meublée depuis la LFSS pour 2026, contre 17,2 % maintenus sur les revenus fonciers
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Le bien est à l'étranger, l'obligation déclarative est en France

La réponse tient en une phrase : oui, il faut déclarer, même si le pays de situation a déjà prélevé son impôt. L'article 4 A du code général des impôts pose que les personnes qui ont leur domicile fiscal en France sont passibles de l'impôt sur le revenu à raison de l'ensemble de leurs revenus. La convention fiscale conclue avec l'État de situation ne supprime pas cette obligation : elle organise seulement la manière dont la double imposition est neutralisée, une fois le revenu porté sur la déclaration française.

La confusion la plus répandue consiste à croire que l'impôt acquitté en Espagne, en Italie ou au Portugal solde la question. Il ne la solde pas. Les revenus doivent figurer sur l'annexe 2047, être reportés dans la catégorie française correspondante, puis faire l'objet de la mention conventionnelle qui déclenche l'élimination de la double imposition. Une omission, même de bonne foi, expose à un rappel assorti d'intérêts de retard et, selon les cas, d'une majoration.

La détention elle-même génère des obligations distinctes de celles attachées aux loyers. Le bien étranger entre dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière, dont le seuil de 1 300 000 euros de patrimoine immobilier net taxable au 1er janvier a été maintenu par la loi de finances pour 2026. Le compte ouvert localement pour encaisser les loyers, régler la taxe foncière ou les charges de copropriété constitue un compte à l'étranger au sens de l'article 1649 A du code général des impôts, à déclarer chaque année.

Le cabinet privilégie un nombre limité d'interventions afin de garantir l'implication directe des associés sur chaque dossier, et évalue systématiquement la pertinence d'une intervention avant tout engagement.

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Les obligations, point par point

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L'impôt sur la fortune immobilière : le bien étranger compte

Le résident de France est imposé sur son patrimoine immobilier mondial, sans distinction de situation géographique.

  • Assiette : ensemble des biens et droits immobiliers détenus directement ou indirectement, en France et hors de France (CGI art. 964 et suivants)
  • Seuil d'assujettissement de 1 300 000 euros de patrimoine net taxable au 1er janvier, maintenu par la loi de finances pour 2026 après l'abandon du projet d'impôt sur la fortune improductive
  • Barème progressif de 0,5 % à 1,5 %, le premier taux s'appliquant à partir de 800 000 euros dès lors que le seuil de 1 300 000 euros est franchi
  • Déclaration sur la 2042-IFI jointe à la déclaration de revenus ; imputation, le cas échéant, de l'impôt sur la fortune acquitté à l'étranger selon la convention applicable
  • La résidence secondaire ne bénéficie d'aucun abattement : l'abattement de 30 % est réservé à la résidence principale
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Le compte bancaire étranger : l'oubli le plus coûteux

Un compte ouvert pour encaisser trois loyers par an et payer la copropriété est un compte à déclarer.

  • Obligation de déclarer les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l'étranger, sur le formulaire 3916 / 3916 bis joint à la déclaration de revenus (CGI art. 1649 A)
  • Amende de 1 500 euros par compte et par année non prescrite (CGI art. 1736, IV), portée à 10 000 euros lorsque le compte est situé dans un État n'ayant pas conclu avec la France une convention d'assistance administrative permettant l'accès aux renseignements bancaires
  • Délai de reprise porté à dix ans (LPF art. L. 169), sous réserve que le total des soldes des comptes non déclarés ait excédé 50 000 euros à un moment quelconque de l'année
  • Majoration de 80 % susceptible de s'appliquer aux rappels d'impôt résultant de l'absence de déclaration du compte (CGI art. 1729-0 A)
  • L'obligation vise aussi les comptes de paiement et les comptes d'actifs numériques ouverts hors de France : le seul encaissement des loyers via une plateforme étrangère mérite un examen
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Location saisonnière : bénéfices industriels et commerciaux, pas revenus fonciers

La location d'un logement meublé relève des BIC, quelle que soit la durée et quel que soit le pays de situation.

  • Une location meublée, même quelques semaines par an, ne se déclare jamais sur la 2044 : elle relève des bénéfices industriels et commerciaux
  • Micro-BIC des meublés de tourisme non classés : abattement de 30 %, plafond de recettes de 15 000 euros, à compter de l'imposition des revenus de 2025 (loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024)
  • Micro-BIC des meublés de tourisme classés et des chambres d'hôtes : abattement de 50 %, plafond de recettes de 77 700 euros
  • Au-delà du plafond, régime réel obligatoire : charges déductibles pour leur montant réel et amortissement du bien, avec une comptabilité à tenir
  • Le loueur professionnel se caractérise par des recettes annuelles du foyer supérieures à 23 000 euros et supérieures aux autres revenus d'activité du foyer (CGI art. 155, IV) ; l'article 53 de la loi de finances pour 2026 a ajusté cette seconde condition pour les seuls contribuables non résidents
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Les formulaires : 2047, puis 2042 C PRO, puis la case conventionnelle

Le circuit déclaratif comporte trois étapes, et c'est la dernière qui déclenche l'élimination de la double imposition.

  • Étape 1, l'annexe 2047 : tous les revenus de source étrangère y sont récapitulés, pour leur montant avant déduction de l'impôt étranger, après imputation des seules charges déductibles propres à leur catégorie
  • Étape 2, la 2042 C PRO : report des recettes en micro-BIC, lignes 5NH / 5OH pour le meublé de tourisme non classé et 5NG / 5OG pour le meublé classé et les chambres d'hôtes
  • Étape 3, la 2042 C : report en case 8TK lorsque la convention prévoit un crédit d'impôt égal à l'impôt français, ou en case 8TI lorsqu'elle prévoit une exonération retenue pour le calcul du taux effectif
  • Ne pas confondre : la case 8VL reçoit le crédit d'impôt représentatif de l'impôt étranger, mécanisme réservé à certaines catégories de revenus, principalement mobilières
  • Les recettes déclarées en micro-BIC s'entendent brutes, sans déduction des commissions de plateforme ni des frais de gestion, l'abattement étant réputé les couvrir
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8TK ou 8TI : la méthode change avec la convention

Deux mécanismes coexistent, avec des effets très différents sur le taux d'imposition du reste du foyer.

  • Espagne (convention du 10 octobre 1995, art. 24, 1, a, i) : crédit d'impôt égal à l'impôt français correspondant aux revenus, quel que soit le montant de l'impôt espagnol. Case 8TK
  • Italie (convention du 5 octobre 1989, art. 24) : même méthode pour les revenus immobiliers, le crédit étant égal au montant de l'impôt français, quel que soit l'impôt effectivement perçu en Italie. Case 8TK
  • Grèce (convention du 11 mai 2022, entrée en vigueur le 30 décembre 2023 et applicable depuis le 1er janvier 2024, art. 21) : crédit égal à l'impôt français pour les revenus immobiliers. Case 8TK
  • Portugal (convention du 14 janvier 1971, art. 24, 1, a et b) et Maroc (convention du 29 mai 1970, art. 9 et 25, 1) : les revenus imposables dans l'État de situation sont exonérés en France mais retenus pour le calcul du taux effectif. Case 8TI
  • Point décisif souvent ignoré : selon la notice officielle 2047, « l'impôt français s'entend de l'impôt sur le revenu augmenté des prélèvements sociaux ». Le crédit de la case 8TK neutralise donc aussi les prélèvements sociaux sur ces revenus
  • Le crédit d'impôt de la case 8TK est en principe subordonné à la condition qu'un impôt ait effectivement été acquitté dans l'État de situation
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Un cas chiffré : un meublé en Espagne, puis le même au Maroc

Mêmes recettes, même foyer, deux mécanismes conventionnels, deux résultats.

  • Hypothèses : couple résident de France, taux marginal d'imposition de 41 %, appartement loué en meublé de tourisme non classé, recettes brutes de 12 000 euros sur l'année, impôt local acquitté de 1 200 euros
  • Base imposable en France : 12 000 euros moins l'abattement micro-BIC de 30 %, soit 8 400 euros
  • Impôt français théorique : 3 444 euros d'impôt sur le revenu, plus 1 562 euros de prélèvements sociaux au taux de 18,6 %, soit 5 006 euros
  • Bien situé en Espagne, case 8TK : le crédit d'impôt égal à l'impôt français, prélèvements sociaux compris, neutralise ces 5 006 euros. Le coût total se limite aux 1 200 euros acquittés en Espagne
  • Bien situé au Maroc, case 8TI : les 8 400 euros sont exonérés mais retenus pour le calcul du taux effectif. La charge française sur ce revenu est nulle, mais le taux applicable aux autres revenus du foyer augmente
  • Erreur fréquente à ne pas commettre : déduire les 1 200 euros d'impôt local des recettes déclarées. L'impôt étranger n'est pas déductible du revenu ; il est pris en compte, le cas échéant, par le mécanisme du crédit d'impôt
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Notre approche

Le cabinet intervient sur l'ensemble de la chaîne : qualification du régime applicable aux recettes locatives, arbitrage entre micro-BIC et régime réel, lecture de la convention applicable et détermination de la méthode d'élimination de la double imposition, régularisation des comptes bancaires étrangers non déclarés, calcul et déclaration de l'impôt sur la fortune immobilière, et prise en charge du contentieux lorsque l'administration remet en cause le traitement retenu. Nous intervenons également en amont, lorsque la résidence secondaire est appelée à devenir une résidence principale ou lorsque la détention passe par une société étrangère. Le cabinet a consacré une chronique à ce sujet dans Investir (Les Echos), 18 juillet 2026.

  • Revenus de source étrangère
  • Location meublée de tourisme
  • Déclaration 2047
  • Comptes à l'étranger
  • IFI
  • Conventions fiscales
— FAQ

Résidence secondaire à l'étranger : vos questions

Dois-je déclarer les loyers de ma maison en Espagne alors que j'ai déjà payé l'impôt espagnol ?

Oui. En tant que résident fiscal de France, vous êtes imposable sur l'ensemble de vos revenus, de source française comme étrangère (CGI art. 4 A). L'impôt acquitté en Espagne ne dispense pas de la déclaration française : il ouvre droit, en application de l'article 24 de la convention du 10 octobre 1995, à un crédit d'impôt égal à l'impôt français correspondant à ces revenus. Concrètement, vous déclarez les recettes sur l'annexe 2047, vous les reportez en bénéfices industriels et commerciaux sur la 2042 C PRO, puis vous portez le même montant en case 8TK de la 2042 C. Le crédit d'impôt neutralise alors l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux correspondants. Sans la case 8TK, vous serez imposé deux fois.

Ma location de vacances relève-t-elle des revenus fonciers ou des BIC ?

Des bénéfices industriels et commerciaux, sans exception, dès lors que le logement est loué meublé. La catégorie des revenus fonciers et la déclaration 2044 sont réservées aux locations nues. La durée de la location est indifférente : quelques semaines par été suffisent à placer les recettes dans les BIC. Cette qualification n'est pas un détail de forme : elle commande le régime d'abattement applicable, le taux des prélèvements sociaux, désormais de 18,6 % pour la location meublée contre 17,2 % pour les revenus fonciers, et la possibilité d'amortir le bien sous le régime réel.

Quels sont les abattements du micro-BIC pour un meublé de tourisme en 2026 ?

Depuis l'imposition des revenus de 2025, issue de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, deux régimes coexistent. Pour un meublé de tourisme non classé, l'abattement est de 30 % et le plafond de recettes de 15 000 euros. Pour un meublé de tourisme classé ou des chambres d'hôtes, l'abattement est de 50 % et le plafond de 77 700 euros. Ces seuils s'apprécient sur les recettes brutes, commissions de plateforme non déduites. Au-delà, le régime réel s'impose, avec une comptabilité à tenir et la possibilité d'amortir le bien. Le classement d'un bien situé hors de France suppose un examen au cas par cas de l'équivalence avec le classement français.

Quelle est la différence entre la case 8TK et la case 8TI ?

Elles traduisent deux méthodes conventionnelles distinctes. La case 8TK correspond au crédit d'impôt égal à l'impôt français : le revenu est imposé en France, puis l'impôt correspondant est intégralement neutralisé par un crédit de même montant. C'est la méthode retenue pour les revenus immobiliers de source espagnole, italienne et grecque. La case 8TI correspond à l'exonération avec taux effectif : le revenu est exonéré en France mais retenu pour déterminer le taux applicable aux autres revenus du foyer. C'est la méthode retenue pour le Portugal et le Maroc. Inverser les deux cases conduit soit à une double imposition, soit à une minoration de l'impôt exposant à un rappel.

Dois-je déclarer le compte bancaire ouvert sur place pour encaisser les loyers ?

Oui, quel que soit son solde et même s'il ne sert qu'à régler la taxe foncière et les charges. L'article 1649 A du code général des impôts impose de déclarer chaque année, sur le formulaire 3916 / 3916 bis, les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l'étranger. Le défaut de déclaration est sanctionné par une amende de 1 500 euros par compte et par année non prescrite, portée à 10 000 euros lorsque le compte est situé dans un État n'ayant pas conclu avec la France de convention d'assistance administrative permettant l'accès aux renseignements bancaires. Le délai de reprise de l'administration est en outre porté à dix ans lorsque le total des soldes non déclarés a dépassé 50 000 euros à un moment quelconque de l'année.

Ma résidence secondaire à l'étranger entre-t-elle dans l'assiette de l'IFI ?

Oui. L'impôt sur la fortune immobilière porte sur le patrimoine immobilier mondial du foyer résident de France. Le bien étranger y entre pour sa valeur vénale au 1er janvier, sous déduction des dettes admises. L'assujettissement est déclenché par un patrimoine immobilier net taxable supérieur à 1 300 000 euros, seuil maintenu par la loi de finances pour 2026, le projet d'impôt sur la fortune improductive n'ayant pas été retenu. L'abattement de 30 % étant réservé à la résidence principale, une résidence secondaire est retenue pour sa valeur pleine. La convention applicable peut prévoir l'imputation de l'impôt sur la fortune acquitté localement.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous rencontrez ?

Quatre reviennent constamment. La première consiste à ne rien déclarer au motif que l'impôt a été acquitté sur place, ce qui prive du crédit d'impôt et expose au rappel. La deuxième consiste à traiter une location saisonnière en revenus fonciers sur la 2044 au lieu des bénéfices industriels et commerciaux, avec un abattement et un taux de prélèvements sociaux erronés. La troisième consiste à confondre les cases 8TK et 8TI, alors que la méthode dépend de la convention applicable au pays de situation. La quatrième consiste à déduire l'impôt étranger des recettes déclarées : l'impôt étranger n'est pas une charge déductible, il est pris en compte par le crédit d'impôt, ce qui n'est pas le même calcul.

Que se passe-t-il si la résidence secondaire devient ma résidence principale ?

Le sujet change d'échelle. Le transfert du foyer permanent d'habitation peut emporter un changement de résidence fiscale, apprécié au regard de l'article 4 B du code général des impôts puis, en cas de conflit, des critères conventionnels de résidence. Ce transfert déclenche potentiellement l'exit tax sur les plus-values latentes de participations, avec des obligations déclaratives et des règles de sursis strictement encadrées. La question de la détention via une société, souvent proposée localement, mérite une analyse préalable au regard de l'impôt sur la fortune immobilière, de la fiscalité des revenus distribués et des règles de valorisation. Ces décisions se préparent en amont, pas au moment du déménagement.

Cité par

Un bien hors de France à déclarer ou une situation à régulariser ?

Premier échange confidentiel, sans engagement. Nous répondons sous 48h ouvrées.

Jonathan Bensaid, avocat fondateur

Article rédigé par

Me Jonathan Bensaid, avocat fiscaliste, fondateur du cabinet Bensaid Avocats, inscrit aux Barreaux de Paris & Genève.