1. Cession entre particuliers (gestion de patrimoine privé)
La cession isolée d'un bien immobilier (résidence principale, secondaire, héritage non transformé) par un particulier qui se borne à gérer son patrimoine est hors champ TVA. Le cédant n'agit pas en qualité d'assujetti au sens de l'art. 256 A — il exerce simplement son droit de propriété. Conséquence : droits de mutation à titre onéreux de droit commun, soit 6,32 % dans la grande majorité des départements, qui ont porté leur taux départemental à 5 % pour les actes passés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028, 5,81 % dans les onze départements restés à 4,50 % et 5,09 % dans l'Indre (CGI, art. 1594 D ; tableau DGFiP des taux de DMTO au 1er juin 2026). Le relèvement à 5 % ne s'applique pas lorsque le bien acquis constitue pour l'acquéreur une première propriété au sens du I de l'article L. 31-10-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il est destiné à l'usage de sa résidence principale (loi n° 2025-127 du 14 février 2025, art. 116, II, B) : l'acquisition reste alors taxée au taux départemental de droit commun. Pour les actes passés à compter du 1er avril 2028, le taux revient à celui en vigueur au 31 janvier 2025 (même article, IV). Pas de TVA, pas de droit à déduction.