Case E2 « autres opérations non imposables » mal renseignée
C'est le piège n° 1 en audit. Les prestations rendues à un preneur établi à l'étranger, les opérations en suspension ou en franchise de taxe, les cessions dispensées par l'article 257 bis et les opérations autoliquidées par le client relèvent toutes de la ligne E2 ; elles sont fréquemment portées à tort en E1, réservée aux exportations hors Union européenne, ou purement oubliées. Deux erreurs symétriques complètent le tableau. Les livraisons à soi-même taxables relèvent de la ligne A2, jamais de E2. Quant aux travaux de construction sous-traités de l'article 283, 2 nonies, la ligne dépend de la place occupée : le sous-traitant, qui ne facture pas la taxe, porte le montant hors taxes de son opération en E2, tandis que le donneur d'ordre, redevable de la taxe autoliquidée, porte ce montant en A2, liquide la taxe au taux applicable dans le cadre B et la déduit dans les conditions de droit commun (BOI-TVA-DECLA-10-10-20, § 537). Conséquence d'une mauvaise ventilation : discordance avec la liasse fiscale, demande d'éclaircissement, parfois remise en cause du coefficient de taxation.