Français rentrés des États-Unis
Un 401(k), une IRA ou des droits à la Social Security constitués pendant l'expatriation, à retirer depuis la France.
Une carrière aux États-Unis laisse un 401(k), une IRA et des droits à la Social Security ; une vie en France, des droits à la retraite française, une assurance-vie, parfois un PEA. La convention fiscale dit quel État impose chacun de ces revenus. Ses réponses sont souvent plus favorables qu'on ne le croit ; encore faut-il les faire valoir des deux côtés.
Selon l'article 18, paragraphe 1, de la convention fiscale France / États-Unis, les pensions de sécurité sociale et les sommes versées par un régime de retraite constitué aux États-Unis à un résident de France, en versements périodiques ou en capital, ne sont imposables qu'aux États-Unis. L'administration française l'a confirmé pour les plans de retraite américains, qu'ils soient versés en une seule fois ou de façon périodique (réponse ministérielle Le Gleut, JO Sénat du 27 août 2020, n° 13777).
Ces sommes entrent dans le calcul de l'impôt français, mais le crédit d'impôt égal à l'impôt français correspondant (article 24) neutralise l'impôt qui s'y rapporte : elles ne font qu'augmenter le taux applicable à vos autres revenus. Symétriquement, une retraite française versée à un résident des États-Unis n'est imposable qu'en France, y compris lorsque le bénéficiaire est citoyen américain.
Convention fiscale France / États-Unis du 31 août 1994 modifiée, articles 18, 24 et 29 (version consolidée publiée sur impots.gouv.fr) ; réponse ministérielle Le Gleut, JO Sénat du 27 août 2020, p. 3712.
L'article 18 règle l'État d'imposition ; l'article 24 organise le crédit. Les juges ont précisé le second, et la frontière du premier.
L'article 18, paragraphe 2, permet à une personne qui exerce une activité salariée ou indépendante dans un État dont elle n'a pas la nationalité de déduire de son revenu imposable les cotisations versées à un régime de retraite de l'autre État, comme s'il s'agissait d'un régime local, dans les limites financières de la législation locale. Pour un salarié, les produits accumulés dans le plan et les versements de l'employeur sont aussi exclus de son revenu imposable. Trois conditions : la personne était affiliée à ce régime avant son arrivée, l'autorité compétente admet que le régime correspond de façon générale à un régime local, et la personne n'a pas la nationalité de l'État où elle réside.
La convention facilite cette reconnaissance. Côté français, les plans visés par la section 401(a), les plans individuels de retraite (IRA), y compris les plans SEP et SIMPLE, et les plans 403(a) et 403(b) sont considérés de façon générale comme correspondant à un régime de retraite français. Côté américain, les régimes de retraite français et ceux organisés par la législation française sur la sécurité sociale sont considérés comme correspondant à un régime américain.
Deux limites sont souvent ignorées. Un binational franco-américain résident de France ne peut pas invoquer ce paragraphe en France, puisqu'il a la nationalité française. Et un Français installé aux États-Unis avec une carte verte en perd en principe le bénéfice côté américain : l'article 29, paragraphe 3, b, ne préserve cet avantage que pour les résidents qui ne sont pas citoyens américains et qui n'ont pas, aux États-Unis, le statut d'immigrant.
Réécrit par l'avenant du 8 décembre 2004 (applicable depuis le 1er janvier 2007) puis complété par celui du 13 janvier 2009, l'article 18 de la convention retient une règle simple : une retraite est imposée par l'État d'où elle provient, et par lui seul. Un 401(k) ou une IRA retirés en France relèvent de l'impôt américain ; une retraite de la CNAV ou de l'Agirc-Arrco perçue en Floride relève de l'impôt français.
L'épargne obéit à d'autres articles. Les produits d'une assurance-vie suivent le régime des intérêts et reviennent à l'État de résidence. Pour une US person, enfin, la convention répartit l'impôt sans effacer le droit américain : un contrat d'assurance-vie ou un PEA français peuvent recevoir aux États-Unis un traitement très différent de celui que leur réserve la France.
Un 401(k), une IRA ou des droits à la Social Security constitués pendant l'expatriation, à retirer depuis la France.
Social Security, plans de retraite et comptes de placement américains, perçus par un résident fiscal français.
Imposés en France comme résidents et aux États-Unis comme citoyens : chaque revenu doit être articulé entre les deux déclarations.
Retraite française, épargne retraite, assurance-vie et PEA laissés en France après le départ.
Cotisations à un plan de l'autre État pendant une affectation : déductibles sous conditions.
Assurance-vie, PEA et fonds français détenus par un citoyen américain, avec des conséquences américaines souvent ignorées.
Non, en principe. L'article 18 de la convention réserve l'imposition aux États-Unis, y compris pour un versement en somme globale, et l'administration française l'a confirmé en 2020. Le retrait est en revanche pris en compte pour calculer le taux de l'impôt français sur vos autres revenus, avec un crédit égal à l'impôt français correspondant. Côté américain, l'impôt, la retenue et une éventuelle majoration de 10 % en cas de retrait avant 59 ans et demi, sauf exceptions, relèvent de votre conseil aux États-Unis.
La réponse ministérielle de 2020 vise sans distinction les sommes provenant de plans de retraite américains, et le crédit égal à l'impôt français ne suppose pas que les États-Unis aient effectivement perçu un impôt. Un retrait qualifié d'un Roth ne devrait donc pas être imposé en France, mais il compte pour le taux. Le cabinet documente la nature du plan et du retrait avant de retenir cette position.
Oui. Elle n'est imposable qu'aux États-Unis, mais elle se déclare en France pour être prise en compte dans le calcul du taux, avec un crédit égal à l'impôt français correspondant. Ne pas la déclarer, c'est fausser le taux appliqué à vos autres revenus.
Non. Ces retraites ne sont imposables qu'en France, et l'article 29, paragraphe 3, a, empêche les États-Unis d'invoquer leur clause de sauvegarde, même à l'égard d'un citoyen américain. Il en va de même, selon l'administration, des retraites supplémentaires d'entreprise et des dispositifs d'épargne retraite bénéficiant d'une incitation fiscale.
Une fois résident des États-Unis, les produits de votre contrat ne sont imposables qu'aux États-Unis selon l'administration française, qui les traite comme des intérêts. Encore faut-il justifier votre résidence auprès de l'assureur. Aux États-Unis, le traitement du contrat dépend du droit américain, et la question doit être examinée avec votre conseil sur place avant le départ.
Le droit français ne l'interdit pas, mais l'intérêt fiscal est souvent annulé côté américain : ni le PEA ni, en général, l'assurance-vie française ne bénéficient aux États-Unis du traitement qu'ils ont en France, et certains fonds qu'ils contiennent peuvent relever du régime des PFIC. Le cabinet construit avec vous et votre CPA une allocation qui tienne compte des deux systèmes.
Non. Le cabinet traite le volet français et l'application de la convention, et travaille avec le CPA ou l'attorney du client pour que les deux déclarations soient cohérentes.
L'atlas des conventions fiscales : texte, articles et avenants, avec le pays présélectionné.
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Voir la page GuideRésidence, dividendes, crédit d'impôt et citoyens américains en France.
Voir la page GuideObligations déclaratives, FATCA et comptes bancaires.
Voir la page GuideLa convention de 1978, le domicile du défunt et le conjoint survivant.
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© BENSAID Avocats, Les informations figurant sur ce site ne constituent pas un avis juridique. Le cabinet ne prépare pas les déclarations américaines ; les règles de droit interne américain sont présentées de façon générale et relèvent d'un conseil habilité aux États-Unis. Sources : convention fiscale entre la France et les États-Unis du 31 août 1994, version consolidée par les avenants du 8 décembre 2004 et du 13 janvier 2009, publiée sur impots.gouv.fr ; réponses ministérielles citées ; BOI-INT-CVB-USA-10 ; Internal Revenue Code.
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