Pôle Banque & Finance — Fiscalité immobilière

Taxe de 3 %

Avocat fiscaliste à Paris, BENSAID Avocats accompagne fonds, family offices, holdings, trusts et entités étrangères sur la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles détenus en France (CGI art. 990 D à 990 G) — déclaration annuelle (formulaire 2746), sécurisation des chaînes de détention complexes, mise en conformité avec la réforme de juin 2026 (fin de l'exonération par engagement, représentant en France), défense en cas de redressement et contentieux devant les juridictions compétentes.

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Qu'est-ce que la taxe de 3 %, et qu'est-ce qui change en 2027 ?

La taxe de 3 % (articles 990 D à 990 G du CGI) frappe chaque année la valeur vénale au 1er janvier des immeubles situés en France détenus, directement ou par une chaîne de participations, par des entités juridiques : sociétés, fonds, fiducies, trusts et institutions comparables. Elle est due par l'entité la plus proche des immeubles dans la chaîne qui n'est pas exonérée, et se déclare sur le formulaire 2746-SD au plus tard le 15 mai.

La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales a modifié le régime à compter du 27 juin 2026. L'exonération ne s'obtient plus par un simple engagement de communiquer ses associés à l'administration sur demande : seule la déclaration annuelle effective au plus tard le 15 mai le permet désormais (article 990 E, 3°, d et e). Les entités tenues à cette déclaration qui n'ont pas d'établissement stable en France doivent en outre y désigner un représentant en France (nouvel article 990 FA).

La taxe étant due sur la situation au 1er janvier, la première échéance concernée est la déclaration à déposer au plus tard le 15 mai 2027. Les structures qui s'étaient contentées d'un engagement doivent s'organiser avant cette date.

CGI art. 990 D, 990 E, 990 F, 990 FA et 990 G dans leur rédaction issue de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 ; BOI-PAT-TPC-30. Vérifié le 1er octobre 2026.

— 01

Maîtriser la taxe de 3 % dans les chaînes complexes

La taxe de 3 % (CGI art. 990 D à 990 G) est due chaque année par les entités juridiques — sociétés, fonds, trusts, fondations — qui détiennent directement ou indirectement des immeubles ou droits réels immobiliers situés en France, sur la valeur vénale de ces actifs au 1er janvier. Elle vise à neutraliser l'opacité des chaînes de détention transfrontalières.

Les exonérations sont énumérées à l'article 990 E du CGI : organisations internationales et États souverains (1°) ; entités dont les immeubles français représentent moins de 50 % des actifs français (hors immeubles affectés à une activité professionnelle autre qu'immobilière), ou cotées sur un marché réglementé (2°) ; et, pour les entités ayant leur siège en France, dans l'Union européenne ou dans un État lié à la France par une convention d'assistance administrative (3°), celles dont la quote-part dans les immeubles français est inférieure à 100 000 € ou à 5 % de leur valeur, les régimes de retraite et organismes d'intérêt général, les SPPICAV et fonds immobiliers, et les entités qui déclarent chaque année leurs immeubles et leurs associés à plus de 1 %. Depuis la loi du 25 juin 2026, cette dernière voie suppose une déclaration effective au plus tard le 15 mai : l'ancien engagement de communiquer sur demande ne suffit plus.

Le cabinet intervient en conseil structurel, audit de chaînes de détention, mise en conformité avec la réforme de 2026, contentieux des notifications de rappel — particulièrement complexes lorsque la chaîne de détention implique des SCI, des holdings UE/hors UE, des trusts ou des fondations privées. Nous sommes régulièrement sollicités sur ces dossiers à l'occasion d'opérations immobilières et patrimoniales.

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Domaines d'intervention

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Audit de chaîne de détention

Cartographie et qualification de la chaîne de détention immobilière au regard de la taxe de 3 % — pour les structures patrimoniales complexes.

  • Identification des entités entrant dans le champ d'application (CGI 990 D).
  • Qualification de la nature de l'actif principal (immobilier vs autre) — clé pour l'exonération 990 E 2°.
  • Suivi des seuils et de la consolidation à chaque niveau de détention.
  • Analyse de la résidence fiscale des entités et des bénéficiaires effectifs.
  • Recommandations de simplification ou de conventionnement.
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Exonérations & réforme 2026

Sécurisation du bénéfice des exonérations dans le régime issu de la loi du 25 juin 2026.

  • 990 E, 1° : organisations internationales, États souverains et entités qu'ils contrôlent.
  • 990 E, 2° : immeubles français représentant moins de 50 % des actifs français, ou titres cotés sur un marché réglementé (et filiales à 100 %).
  • 990 E, 3° (siège en France, dans l'UE ou dans un État lié par une convention d'assistance administrative) : quote-part dans les immeubles français inférieure à 100 000 € ou à 5 % de leur valeur, régimes de retraite et organismes d'intérêt général, SPPICAV et fonds immobiliers, entités qui déclarent chaque année leurs immeubles et leurs associés à plus de 1 %.
  • Fin de l'engagement de communiquer sur demande : les structures concernées doivent déclarer effectivement au plus tard le 15 mai, dès 2027.
  • Représentant en France (article 990 FA) pour les entités tenues à la déclaration qui n'ont pas d'établissement stable en France ; à défaut, l'entité la plus proche des immeubles est réputée destinataire des actes de contrôle.
  • Sécurisation du formulaire 2746-SD et de ses annexes (chaîne complète des associés).
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Trusts & fiducies étrangères

Application de la taxe de 3 % aux trusts (CGI art. 990 D al. 2) et aux structures équivalentes — un point de vigilance majeur.

  • Article 990 D al. 2 : assimilation des trusts aux entités juridiques pour l'application de la taxe.
  • Articulation avec les obligations déclaratives 1649 AB (formulaires 2181-Trust).
  • Cas des private trusts companies, fondations Stiftung, anstalts.
  • Coordination avec les conseils étrangers (Suisse, Liechtenstein, Royaume-Uni, USA, Bahamas).
  • Restructuration prospective : extinction du trust, transparence vis-à-vis du fisc français.
04

Contentieux de la taxe

Défense en cas de redressement, contentieux des refus d'exonération, recours pour excès de pouvoir.

  • Réponse aux propositions de rectification et observations contradictoires.
  • Contentieux devant le tribunal judiciaire (compétence pour la taxe de 3 % — droit d'enregistrement).
  • Recours pour la conformité aux conventions fiscales et au droit de l'Union européenne (libre circulation des capitaux, art. 63 TFUE).
  • Demandes de remise gracieuse ou de transaction.
  • Coordination avec les avocats étrangers sur les volets internationaux du contentieux.
05

Articulation avec l'IFI & les DMTG

Coordination de la taxe de 3 % avec l'IFI et les droits de mutation à titre gratuit pour les structures patrimoniales.

  • Articulation avec l'IFI sur les parts/actions de sociétés à prépondérance immobilière.
  • Conséquences de la taxe holding patrimoniale 2026 — voir notre analyse dédiée.
  • Articulation avec la fiducie immobilière et les opérations de portage — voir notre page fiducie et financements complexes.
  • Conséquences en matière de droits de succession et de transmission.
  • Stratégies de simplification patrimoniale.
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Acquisitions & due diligence

Audit fiscal taxe de 3 % préalable à toute acquisition d'une entité française détenant des immeubles ou de parts d'une telle entité.

  • Vérification du respect des obligations déclaratives passées (formulaires 2746).
  • Quantification du passif fiscal latent au titre de la taxe et de ses pénalités.
  • Garanties contractuelles à négocier dans la SPA (representations & warranties, indemnification).
  • Préparation à la première déclaration post-acquisition.
  • Coordination avec l'audit TVA, droits de mutation, IS et IFI.
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Expert référent — François Ouairy

Avocat associé en charge du bureau de Paris, spécialisé en TVA, fiscalité immobilière et fiscalité du patrimoine. Best Lawyers 2026 en Tax Law, Leaders League (TVA : forte notoriété, 2025 ; Fiscalité immobilière : forte notoriété, 2026). François Ouairy intervient régulièrement sur les contentieux de la taxe de 3 %, particulièrement complexes pour les chaînes hybrides (holdings UE/hors UE, trusts, fondations), et sur les opérations de simplification patrimoniale visant à sécuriser le régime applicable. Intervention conjointe avec Jonathan Bensaid sur les volets patrimoniaux et de fiducie.

  • Best Lawyers 2026 — Tax Law
  • Leaders League, Fiscalité immobilière : Forte notoriété (2026)
  • Leaders League, TVA : Forte notoriété (2025)
  • CGI 990 D à 990 G
  • Formulaire 2746
  • Trusts & chaînes hybrides
  • Contentieux devant le tribunal judiciaire
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Publications récentes

Une sélection d'articles du cabinet sur les enjeux de la fiscalité immobilière, des holdings patrimoniales et de la transparence des chaînes de détention.

Sociétés étrangères · 2026

Société étrangère en France : filiale, succursale ou établissement stable

Page d'entrée du cabinet pour les sociétés étrangères : implantation, impôt sur les sociétés, retenues, TVA, taxe de 3 % et IFI.

Octobre 2026 Lire l'article
Holding · 2026

Taxe holding patrimoniale 2026

Présentation et conséquences pratiques de la nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales — articulation avec la taxe de 3 %.

Mars 2026 Lire l'article
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TVA et locations meublées : l'arrêt du Conseil d'État du 12 novembre 2025

Décision majeure qui précise le régime parahôtelier — conséquences pour les structures patrimoniales détenues par des non-résidents.

Novembre 2025 Lire l'article
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Frais de notaire marchand de biens

Articulation engagement de revendre / engagement de construire dans les opérations de structuration immobilière.

Août 2024 Lire l'article
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Successions internationales et fiscalité du non-résident

Articulation des règles civiles et fiscales pour les chaînes de détention internationales d'immobilier français.

Septembre 2016 Lire l'article
Comptes étrangers

Comptes bancaires à l'étranger — obligations et sanctions

Obligations déclaratives applicables aux structures détenant des immeubles français — convergence CRS / DAC8.

Mars 2026 Lire l'article
Foncières · SIIC

SIIC — Intérêts différés et seuil des 3 M€

Mécanique applicable aux foncières cotées — articulation avec le régime des entités cotées exonérées de taxe de 3 %.

Août 2025 Lire l'article
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Questions fréquentes

Qu'est-ce que la taxe de 3 % ?

La taxe de 3 % (CGI art. 990 D à 990 G) est une taxe annuelle française qui frappe la valeur vénale, au 1er janvier, des immeubles ou droits réels immobiliers situés en France et détenus, directement ou indirectement, par des entités juridiques (sociétés, fonds, trusts, fondations). Son objet est de neutraliser l'opacité des chaînes de détention transfrontalières en imposant aux entités étrangères un coût récurrent à défaut de transparence sur leur actionnariat.

Qui est redevable de la taxe de 3 % ?

Sont redevables toutes les entités juridiques — françaises ou étrangères — qui détiennent directement ou par interposition des immeubles français : sociétés (SCI, SAS, sociétés étrangères), fonds (FCPI, FPCI, fonds étrangers), trusts (« institutions comparables » de l'article 990 D), fondations privées, Stiftung, anstalts. Lorsqu'il existe une chaîne de participations, la taxe est due par l'entité ou les entités les plus proches des immeubles qui ne sont pas exonérées au titre d'une déclaration annuelle (article 990 F), à proportion de leur détention ; les entités interposées sont solidairement responsables du paiement.

Quelles sont les principales exonérations ?

L'article 990 E du CGI en prévoit trois séries : (1°) organisations internationales, États souverains et entités qu'ils contrôlent ; (2°) entités dont les immeubles français représentent moins de 50 % des actifs français (hors immeubles affectés à une activité professionnelle autre qu'immobilière), ou dont les titres sont cotés sur un marché réglementé ; (3°) pour les entités ayant leur siège en France, dans l'Union européenne ou dans un État lié à la France par une convention d'assistance administrative : quote-part dans les immeubles français inférieure à 100 000 € ou à 5 % de leur valeur, régimes de retraite et organismes d'intérêt général, SPPICAV et fonds immobiliers, et entités qui déclarent chaque année au plus tard le 15 mai leurs immeubles et l'identité de leurs associés à plus de 1 %. Depuis la loi du 25 juin 2026, l'engagement de communiquer ces informations sur demande ne suffit plus.

Qu'est-ce que le formulaire 2746 ?

Le formulaire 2746-SD est la déclaration annuelle au titre de la taxe de 3 %. Il doit être déposé chaque année au plus tard le 15 mai, accompagné du paiement, au service désigné par l'article 121 K ter de l'annexe IV au CGI (ou à la direction des grandes entreprises pour celles qui en relèvent). Il est souscrit par les redevables et, depuis la loi du 25 juin 2026, par toutes les entités qui revendiquent l'exonération déclarative de l'article 990 E, 3°, d ou e : l'engagement de communiquer sur demande n'existe plus. Les entités sans établissement stable en France y désignent leur représentant en France (article 990 FA). Le défaut de déclaration entraîne la perte de l'exonération et ouvre la taxation d'office.

Qu'est-ce que la loi du 25 juin 2026 change pour la taxe de 3 % ?

La loi n° 2026-534 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales supprime l'exonération obtenue par un engagement de communiquer ses associés à l'administration sur demande : l'exonération suppose désormais une déclaration annuelle effective au plus tard le 15 mai. Elle impose aussi aux entités tenues à cette déclaration et sans établissement stable en France de désigner un représentant dans cette déclaration (article 990 FA) ; à défaut, l'entité la plus proche des immeubles dans la chaîne, même exonérée, est réputée destinataire des actes de contrôle. La première échéance concernée est la déclaration du 15 mai 2027.

Un trust est-il redevable de la taxe de 3 % ?

Oui. L'article 990 D vise les fiducies et « institutions comparables », catégorie dans laquelle entrent les trusts. Le trust établi dans un État lié à la France par une convention d'assistance administrative peut être exonéré s'il déclare chaque année au plus tard le 15 mai ses immeubles et ses membres à plus de 1 % ; depuis la loi du 25 juin 2026, un simple engagement ne suffit plus. À défaut, la taxe de 3 % est due. La coordination avec les obligations 1649 AB CGI (déclarations 2181-Trust) est essentielle, ainsi qu'avec les conventions d'assistance administrative.

Comment se déroule un contentieux de la taxe de 3 % ?

Le contentieux relève de la compétence du tribunal judiciaire (taxe assimilée à un droit d'enregistrement). Le contribuable adresse une réclamation préalable à l'administration, puis introduit une assignation devant le tribunal judiciaire en cas de rejet. Les contentieux portent fréquemment sur (i) le respect des conditions de l'exonération déclarative de l'article 990 E, 3°, (ii) la qualification de l'actif principal au sens du test patrimonial, (iii) la conformité au droit de l'Union européenne (libre circulation des capitaux). Les recours peuvent aboutir devant la Cour de cassation, voire la CJUE.

Comment sécuriser une opération d'acquisition d'une SCI détenue par une holding étrangère ?

L'audit doit porter sur (i) le respect des obligations déclaratives passées de toutes les entités de la chaîne, (ii) la quantification du passif fiscal latent (taxe + intérêts + amendes), (iii) la négociation de garanties dans la SPA (representations & warranties, mécanisme d'indemnité). À l'issue de l'acquisition, une simplification de la chaîne et la mise en place des déclarations annuelles doivent être envisagées pour limiter le risque récurrent.

La taxe de 3 % est-elle cumulable avec l'IFI ?

Oui, le périmètre est différent. La taxe de 3 % est due par l'entité juridique sur la valeur vénale des immeubles français au 1er janvier. L'IFI est dû par les personnes physiques sur la valeur de leur patrimoine immobilier net (détenu directement ou via des sociétés à prépondérance immobilière). Les deux taxes peuvent donc se cumuler dans une chaîne où l'entité juridique acquitte la taxe de 3 % et où les personnes physiques actionnaires sont redevables de l'IFI sur la valeur de leurs parts.

Cité par

Une chaîne de détention à sécuriser ou un redressement à contester ?

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