Convention de Venise du 5 octobre 1989 · en vigueur depuis 1992

Convention fiscale France / Italie : résidence, retraites et crédit d'impôt

La convention de 1989 dit quel État impose chaque revenu entre la France et l'Italie, et comment la double imposition est évitée. Plusieurs de ses clauses s'écartent du modèle habituel : pensions de sécurité sociale imposables dans les deux pays, participations de 25 % imposables dans l'État de la société, régime propre aux frontaliers.

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Comment la convention fiscale France / Italie évite-t-elle la double imposition ?

La convention signée à Venise le 5 octobre 1989, applicable aux revenus depuis 1992, fixe d'abord l'État de résidence (article 4), puis attribue à chaque État le droit d'imposer chaque catégorie de revenu. Pour un résident de France, les revenus de source italienne imposables en Italie sont aussi compris dans la base de l'impôt français, qui accorde un crédit d'impôt (article 24).

Ce crédit prend deux formes. Pour les dividendes, intérêts, redevances, jetons de présence, revenus d'artistes et gains visés au point 8 du protocole, il est égal à l'impôt italien, dans la limite de l'impôt français. Pour les autres revenus (salaires, pensions, loyers, bénéfices), il est égal à l'impôt français correspondant : le revenu italien n'est pas imposé une seconde fois, mais il compte pour le taux appliqué aux autres revenus.

L'administration conteste le plus souvent deux points : la résidence, notamment de celui qui part en Italie (article 4), et la façon dont une retraite est imposée, les pensions privées, de sécurité sociale et publiques obéissant à trois règles différentes (articles 18 et 19). Un schéma les distingue plus bas.

Convention fiscale France / Italie du 5 octobre 1989, articles 4 et 24, et protocole, texte publié sur impots.gouv.fr.

— En bref
Texte
Convention du 5 octobre 1989 et son protocole, en vigueur le 1er mai 1992
Impôts visés
Impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, CSG et CRDS ; IRPEF, IRES et IRAP côté italien
Méthode
Crédit d'impôt, imputé sur l'impôt français
Litiges fréquents
Résidence (article 4) et retraites (articles 18 et 19)
Point de vigilance
Procédure amiable à demander dans les six mois de la seconde imposition
— La convention, article par article

Les règles qui reviennent dans nos dossiers

  • Résidence (article 4). La France applique d'abord ses critères internes, notamment l'article 4 B du CGI. La convention ne départage ensuite que si l'intéressé est regardé comme résident à la fois de France et d'Italie selon les législations internes et l'article 4, § 1, de la convention ; il est alors rattaché, dans l'ordre, à l'État où il a son foyer d'habitation permanent, puis à celui où se trouve le centre de ses intérêts vitaux, son séjour habituel et sa nationalité ; à défaut, les deux administrations tranchent d'un commun accord. L'option italienne de l'article 24-bis constitue un élément factuel pertinent, mais ne lie pas, à elle seule, l'administration ou le juge français. Le Conseil d'État a jugé que l'assujettissement en Italie au seul titre d'une pension italienne ne confère pas la qualité de résident italien (CE 24 mai 2006, n° 280942).
  • Impôts couverts (article 2). Par un échange de lettres des 7 et 28 juillet 1998, la France et l'Italie ont confirmé que la convention couvre, côté français, la CSG, la CRDS et les contributions sur l'impôt sur les sociétés, et côté italien l'IRAP. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus a été jugée analogue à l'impôt sur le revenu, donc couverte. Mais la couverture n'emporte pas exonération : le tribunal administratif de Montreuil avait déchargé un résident d'Italie de la contribution sur ses dividendes français (19 septembre 2024, n° 2215513) ; la cour administrative d'appel de Paris a annulé ce jugement, en retenant que l'article 10 ne limite pas le mode de perception et permet à la France d'imposer selon sa législation, y compris par voie de rôle (8 juillet 2026, n° 24PA05224).
  • Dividendes (article 10). L'État de la société distributrice peut prélever au plus 15 % du montant brut, ou 5 % lorsque le bénéficiaire effectif est une société passible de l'impôt sur les sociétés détenant au moins 10 % du capital depuis au moins douze mois avant la décision de distribution.
  • Intérêts et redevances (articles 11 et 12). Retenue à la source plafonnée à 10 % pour les intérêts, avec des exonérations (ventes à crédit d'équipements ou de marchandises, intérêts publics, prêts entre banques dans la mesure prévue au protocole). Pour les redevances, plafond de 5 %, et exonération à la source des droits d'auteur sur les œuvres littéraires, artistiques ou scientifiques, hors logiciels, films et enregistrements.
  • Plus-values immobilières (article 13 et protocole, point 8 a). Imposables dans l'État de situation de l'immeuble. Il en va de même des gains sur les titres de sociétés possédant des immeubles dans cet État, lorsque sa législation les soumet au régime des gains immobiliers ; les immeubles que la société affecte à sa propre exploitation industrielle, commerciale, agricole ou libérale ne sont pas pris en considération.
  • Participations substantielles (protocole, point 8 b). Clause rare : les gains tirés de la cession d'une participation donnant droit, seul ou avec des personnes apparentées, à 25 % au moins des bénéfices d'une société résidente d'un État sont imposables dans cet État, selon sa législation interne. La convention laisse donc la France imposer, selon son droit interne, la cession d'une telle participation dans une société française par un résident d'Italie. Les autres plus-values sur titres ne sont imposables que dans l'État de résidence du cédant.
  • Salaires (article 15). Imposables dans l'État où l'emploi est exercé, sauf mission de courte durée réunissant trois conditions cumulatives : séjour n'excédant pas 183 jours au total sur l'année fiscale, employeur non résident de l'État d'activité, rémunération non supportée par un établissement stable dans cet État. Les jours se décomptent en présence physique, week-ends et congés sur place compris.
  • Frontaliers (article 15, paragraphe 4). Les salariés qui habitent dans la zone frontalière d'un État et travaillent dans celle de l'autre ne sont imposables que dans leur État de résidence. Les zones sont, côté français, la Haute-Savoie, la Savoie, les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et la Corse-du-Sud ; côté italien, le Val d'Aoste, le Piémont, la Ligurie et la Sardaigne. L'administration retient un retour normalement quotidien au domicile, et le statut se justifie auprès de l'administration de l'État d'activité, notamment par une attestation de l'employeur et une attestation de l'administration fiscale du domicile.
  • Mandataires sociaux (article 16). Les rémunérations de dirigeants et administrateurs sont imposables dans l'État de résidence de la société, sans exclusivité : l'État de résidence du dirigeant peut aussi les imposer, à charge d'éliminer la double imposition. Celles d'un gérant de SARL française résident d'Italie sont ainsi imposables en France, quelle que soit sa participation.
— Devant le juge

Trois décisions sur la résidence, les retraites et les dividendes

Entre la France et l'Italie, l'administration conteste la résidence de celui qui part et la façon dont une retraite italienne entre dans l'impôt français. Ces décisions fixent la méthode. Les successions, qui relèvent d'une autre convention, ont leur décision sur la page succession franco-italienne.

  • Un retraité italien installé en France reste résident de France. Un ressortissant italien qui a son foyer d'habitation principal en France et n'établit pas avoir en Italie le centre de ses intérêts vitaux est résident de France, même si l'État italien lui verse une pension imposable en Italie. Cette pension, que l'article 19, paragraphe 2, réserve à l'Italie lorsqu'elle est publique, n'en entre pas moins dans le revenu imposable français, avec un crédit égal à l'impôt français correspondant : la cour qui l'excluait de la base commet une erreur de droit (CE, 24 mai 2006, n° 280942).
  • Le départ d'un sportif n'emporte pas la résidence en Italie. Un footballeur professionnel qui perçoit des honoraires de source française, détient des participations dans des sociétés françaises et des sociétés civiles de placement immobilier et ne fait état d'aucun patrimoine en Italie, alors qu'il possède de nombreux biens en France, a conservé en France le centre de ses intérêts vitaux, donc son domicile fiscal, malgré des revenus italiens nettement plus importants (CAA Lyon, 26 octobre 2006, n° 01LY02689).
  • Les dividendes d'un résident d'Italie restent imposables en France. L'article 10 ne limite pas le mode de perception de l'impôt : la France peut imposer par voie de rôle les dividendes qu'une société française verse à un résident d'Italie, comme à un résident de France (CAA Paris, 8 juillet 2026, n° 24PA05224, qui annule le jugement du tribunal administratif de Montreuil du 19 septembre 2024).
— Retraites : trois régimes différents

La même retraite n'est pas imposée au même endroit selon son origine

Pensions privées (article 18, paragraphe 1). Les pensions versées au titre d'un emploi antérieur dans le secteur privé, hors sécurité sociale, ne sont imposables que dans l'État de résidence du bénéficiaire.

Pensions de sécurité sociale (article 18, paragraphe 2). La convention attribue leur imposition à l'État dont relève la législation de sécurité sociale, sans retirer à l'État de résidence le droit de les imposer selon son droit interne, la double imposition étant alors éliminée par l'article 24. L'administration a confirmé que les pensions de sécurité sociale au titre d'un emploi privé antérieur sont imposables en France et en Italie (réponse ministérielle Meyer, AN 10 janvier 2023, n° 3879). Pour un résident de France, la retraite italienne de l'INPS est donc imposée en Italie et déclarée en France, qui accorde un crédit égal à l'impôt français correspondant. Côté français, sont visés le régime général, les régimes spéciaux et les complémentaires obligatoires Agirc-Arrco ; la liste des sommes concernées a été arrêtée par un échange de lettres du 20 décembre 2000.

Pensions publiques (article 19, paragraphe 2). Versées au titre de services rendus à un État ou à une collectivité publique, elles ne sont imposables que dans cet État, sauf si le bénéficiaire réside dans l'autre État et en a la nationalité sans avoir celle de l'État payeur. Même imposable seulement en Italie, une pension publique italienne perçue par un résident de France entre dans son revenu imposable français, avec un crédit égal à l'impôt français correspondant : elle compte pour le taux (CE 24 mai 2006).

— Partir en Italie : le forfait de l'article 24-bis

L'option italienne ne règle pas la question de la résidence en France

L'article 24-bis du TUIR permet à une personne qui n'a pas été résidente fiscale d'Italie pendant au moins neuf des dix périodes d'imposition précédentes de remplacer l'impôt italien sur ses revenus de source étrangère par un impôt substitutif annuel. Pour les personnes transférant leur résidence fiscale en Italie à compter du 1er janvier 2026, cet impôt est de 300 000 € par an ; pour les transferts intervenus après l'entrée en vigueur du décret-loi n° 113/2024, soit le 10 août 2024, et avant le 1er janvier 2026, il était de 200 000 € par an. Certaines plus-values sur participations qualifiées réalisées pendant les cinq premières périodes restent soumises au régime ordinaire ; le régime est révocable et dure quinze périodes au plus. Nous détaillons ce régime sur la page forfait fiscal italien.

Pour la France, l'option ne produit aucun effet par elle-même. Le départ ne lui est opposable que si le contribuable cesse d'être résident de France au regard de l'article 4 B du CGI, puis, s'il reste résident des deux États, au regard de l'article 4 de la convention : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité. Le juge s'en tient aux faits, et un contribuable dont les revenus italiens sont nettement plus importants peut rester résident de France (CAA Lyon, 26 octobre 2006, n° 01LY02689).

Si la résidence en Italie est établie, la convention continue de s'appliquer : la France garde le droit d'imposer les revenus de source française qu'elle lui attribue, comme les revenus d'immeubles situés en France ou les dividendes, dans la limite de la retenue de l'article 10. L'exit tax de l'article 167 bis du CGI, qui s'apprécie au départ, est une question distincte, traitée sur la page préparer son expatriation fiscale.

— Le crédit d'impôt en pratique

Ce que la déclaration d'un résident de France doit faire apparaître

  • Deux calculs distincts. Pour les dividendes, intérêts, redevances, jetons de présence, revenus d'artistes et gains du point 8 du protocole, le crédit est égal à l'impôt italien effectivement payé selon la convention, dans la limite de l'impôt français correspondant ; l'excédent n'est ni reporté ni remboursé. Pour les autres revenus, le crédit est égal à l'impôt français correspondant.
  • Un revenu qui relève bien de l'Italie. Le crédit égal à l'impôt français est dû quel que soit le montant de l'impôt italien, mais le revenu doit être imposable en Italie selon la législation italienne. Le tribunal administratif de Paris a refusé ce crédit à un salarié détaché qui n'établissait pas que ses salaires avaient été assujettis en Italie (TA Paris, 4 novembre 2009, n° 05-13465) : il faut garder la preuve du traitement italien.
  • Pas de taux effectif en plus. Le mécanisme de l'article 24 tient lieu de règle du taux effectif ; la cour administrative d'appel de Douai a jugé qu'il exclut l'application de l'article 197 C du CGI (CAA Douai, 6 avril 2004, n° 99DA01494).
  • Les déficits italiens ne comptent pas. Seuls les revenus positifs sont pris en compte pour le calcul de l'impôt français.
  • Pas de double exonération (protocole, point 15). Une exonération prévue par la convention ne joue que si et dans la mesure où le revenu est imposable dans l'autre État selon sa législation.
  • Procédure amiable (article 26). En cas de double imposition, la demande se présente par lettre simple à l'administration de l'État de résidence, dans les six mois qui suivent la notification ou la retenue à la source de la seconde imposition.
— Ce qu'il faut comprendre

Une convention de 1989 aux clauses singulières

La convention de 1989 n'a jamais été renégociée en profondeur. Elle conserve des règles que les conventions récentes ont abandonnées, et c'est souvent là que se joue le dossier : une pension italienne de sécurité sociale perçue en France, la cession d'une participation dans une société italienne, un salarié qui traverse la frontière chaque jour.

Sa mise en œuvre est aussi exigeante. Le crédit d'impôt français suppose que le revenu ait été effectivement imposé en Italie, et la procédure amiable, seule voie pour régler un conflit entre les deux administrations, se demande dans un délai de six mois que peu de contribuables connaissent.

— Qui est concerné

Six situations où la convention change le résultat

Italiens installés en France

Résidents fiscaux français, ils conservent souvent en Italie des biens, des comptes, une retraite ou des parts de société familiale.

Français partis en Italie

Départ vers Milan, Rome ou la Toscane, parfois sous le forfait de l'article 24-bis : la résidence doit être établie au sens de la convention.

Retraités entre les deux pays

Pensions privées, de sécurité sociale et publiques obéissent à trois règles différentes.

Frontaliers des Alpes et de la Côte d'Azur

Un régime dérogatoire existe pour les salariés qui habitent et travaillent dans les zones frontalières.

Actionnaires et investisseurs

Dividendes, intérêts, cession de participations, sociétés à prépondérance immobilière.

Dirigeants et salariés en mission

Rémunérations de mandataires sociaux, missions de courte durée, règle des 183 jours.

— Schéma

Où est imposée la pension, selon son origine

Pension privée, de sécurité sociale ou publique : le texte applicable, l'État qui impose et le rôle de l'autre État.

Schéma des pensions entre la France et l'Italie : la pension privée est imposable dans le seul État de résidence (article 18, paragraphe 1) ; la pension de sécurité sociale dans l'État dont relève le régime, l'État de résidence pouvant aussi l'imposer avec élimination de la double imposition par l'article 24 (article 18, paragraphe 2) ; la pension publique dans le seul État qui la verse, sauf bénéficiaire résident de l'autre État et de sa seule nationalité (article 19, paragraphe 2).
Les trois régimes de retraite de la convention du 5 octobre 1989. Une pension publique italienne perçue par un résident de France entre dans la base française, avec un crédit égal à l'impôt français correspondant (article 24 ; CE, 24 mai 2006). Si la pension rémunère une activité industrielle ou commerciale d'un État, l'article 19, paragraphe 3, renvoie aux articles 15, 16 et 18.
— Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande sur la convention France / Italie

Je vis en France et je touche une retraite de l'INPS : où suis-je imposé ?

Dans les deux pays. Une pension de sécurité sociale italienne est imposable en Italie selon l'article 18, paragraphe 2, et la France, État de résidence, l'inclut dans votre revenu imposable. Elle accorde un crédit égal à l'impôt français correspondant à cette pension : vous ne payez pas deux fois, mais la pension augmente le taux applicable à vos autres revenus.

Ma retraite complémentaire d'un employeur privé italien suit-elle la même règle ?

Pas forcément. Une pension privée versée au titre d'un emploi antérieur, hors sécurité sociale, n'est imposable que dans l'État de résidence, donc en France si vous y résidez. Tout dépend de la qualification du régime qui la verse, à vérifier sur pièces.

Je travaille à Monaco ou en Italie en habitant les Alpes-Maritimes : suis-je frontalier ?

Le régime frontalier de la convention vise les salariés qui habitent la zone frontalière d'un État et travaillent dans la zone frontalière de l'autre, en rentrant normalement chaque jour. Habiter les Alpes-Maritimes et travailler en Ligurie ou au Piémont peut en relever ; Monaco relève d'une autre convention, que nous détaillons sur notre page convention fiscale France / Monaco.

Je vends mes parts d'une société italienne familiale en étant résident de France : qui impose la plus-value ?

Si vous détenez, seul ou avec des personnes apparentées, une participation donnant droit à 25 % au moins des bénéfices de la société, le point 8 b du protocole permet à l'Italie d'imposer le gain selon son droit interne ; la France l'impose aussi et accorde un crédit égal à l'impôt italien payé conformément à la convention, dans la limite de l'impôt français. En dessous de ce seuil, et hors société à prépondérance immobilière, seule la France impose.

La CSG est-elle due sur mes revenus italiens ?

La CSG et la CRDS sont des impôts couverts par la convention depuis l'échange de lettres de 1998, ce qui permet d'invoquer ses règles de répartition et de crédit. Leur sort dépend toutefois du revenu, de son assiette et de votre État de résidence, et s'y ajoute une question distincte : votre affiliation à un régime de sécurité sociale au regard des règles européennes. L'analyse se fait revenu par revenu.

La convention couvre-t-elle les successions ?

Non : les successions et donations relèvent d'une autre convention, celle du 20 décembre 1990. Nous la détaillons sur notre page succession franco-italienne.

Cité par

Une situation entre la France et l'Italie à sécuriser ?

Premier échange confidentiel. Le cabinet analyse le volet français et l'application de la convention, en lien avec votre commercialista ou votre conseil italien.