Pôle Art

Avocat fiscaliste du marché de l'art

Le cabinet conseille les collectionneurs, les héritiers et les ayants droit d'artistes sur les trois moments où se décide le sort d'une collection : la vente, la succession et la dation en paiement. Il intervient sur la fiscalité, les contrats et la négociation, aux côtés des maisons de ventes, des notaires et des experts, depuis Paris et Genève.

Paris · Genève · Marseille · Cannes · Lisbonne
— En bref
Quoi
Conseil fiscal et juridique à la vente d'une collection, à la succession d'un artiste ou d'un collectionneur, et à la dation en paiement
Pour qui
Collectionneurs vendeurs, héritiers, ayants droit d'artistes, familles détentrices d'un atelier ou d'une collection
Trois pôles
Vendre une collection ; successions d'artistes et de collectionneurs ; dations
Textes clés
CGI, art. 150 VI à 150 VM (taxe forfaitaire) et 1716 bis (dation) ; CPI, art. L. 121-1 (droit moral) et L. 122-8 (droit de suite)
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L'expérience du marché de l'art

Le pôle est dirigé par Jonathan Bensaid, associé fondateur du cabinet, avocat aux barreaux de Paris et de Genève. Il accompagne des familles et des ayants droit d'artistes dans la vente de collections importantes, le règlement de successions qui comprennent un atelier ou une collection, et la préparation de dations en paiement.

Son rôle tient en trois questions posées avant toute décision : à qui confier la vente et à quelles conditions, quel régime fiscal retenir, et comment préserver l'œuvre et les droits attachés à l'artiste au fil des générations. Chaque dossier reste confidentiel ; le cabinet ne cite aucun client sans son accord écrit.

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Les trois pôles

Trois situations concentrent l'essentiel des dossiers du cabinet sur le marché de l'art.

2. Successions d'artistes et de collectionneurs

Inventaire et évaluation du stock d'atelier, droit de suite et droit moral transmis aux héritiers, catalogue raisonné, création d'une fondation ou d'un fonds de dotation, donation-partage et transmission d'une collection. Voir successions d'artistes et transmission de collection.

3. Dations en paiement

Acquitter des droits de succession, de donation, l'IFI ou le droit de partage par la remise d'œuvres de haute valeur artistique ou historique (CGI, art. 1716 bis) : choix des œuvres, constitution du dossier, échanges sur la valeur libératoire. Voir dation en paiement et trois dossiers anonymisés.

En appui : détention et circulation des œuvres

TVA du marché de l'art, importation et exportation, port franc de Genève, fiducie et structures de détention. Ces sujets se traitent au service de l'un des trois pôles. Voir TVA et marge et importation et exportation.

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Paris • Genève

Une collection vendue ou conservée hors de France pose des questions propres.

Deux barreaux, une même équipe

Présent à Paris et à Genève, le cabinet suit les ventes et les successions qui mettent en jeu plusieurs pays : vendeur domicilié en France et œuvre conservée en Suisse, vente organisée à Londres ou à New York, héritiers résidant dans des États différents. Le régime fiscal dépend notamment du domicile du vendeur et du lieu où se trouve l'œuvre au moment de la vente.

Ce que cela change

Vendre depuis Genève

Déclarations, taxe forfaitaire et preuve de l'acquisition pour un résident fiscal français : les sept erreurs à éviter.

Port franc

Fonctionnement, intérêt et risques du stockage sous régime suspensif : port franc de Genève.

Pour qui est-ce décisif ?

Les familles dont la collection, les héritiers ou le vendeur ne se trouvent pas dans le même pays, et les ayants droit qui organisent une vente à l'étranger.

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Selon votre situation

01

Vous vendez

  • Comparer les propositions des maisons de ventes et négocier les conditions vendeur.
  • Choisir entre la taxe forfaitaire et le régime des plus-values avant la vente.
  • Arbitrer entre enchères et gré à gré, et entre Paris et l'étranger.
02

Vous héritez d'un atelier

  • Inventorier et évaluer le stock d'atelier.
  • Organiser l'exercice du droit moral et la perception du droit de suite.
  • Préparer le catalogue raisonné et, le cas échéant, une fondation ou un fonds de dotation.
04

Vous envisagez une dation

  • Identifier les œuvres susceptibles d'être agréées.
  • Constituer l'offre et suivre la procédure d'agrément.
  • Décider de l'acceptation de la valeur libératoire proposée.
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Méthode

  1. 01

    Inventorier

    Œuvres, provenance, preuves d’acquisition, droits attachés.

  2. 02

    Comparer

    Vente, conservation, donation ou dation : chiffrage de chaque voie.

  3. 03

    Négocier

    Maisons de ventes, acquéreurs, administration.

  4. 04

    Sécuriser

    Déclarations, paiement des impositions, suivi après la vente.

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Avec qui le cabinet travaille

Le cabinet intervient aux côtés des notaires des familles, des maisons de ventes, des experts et des comités d'artistes, des conseillers en art et des banques privées. Il n'est rémunéré que par son client.

  • Notaires
  • Maisons de ventes
  • Experts
  • Comités d’artistes
  • Conseillers en art
  • Banques privées
Le cabinet conseille régulièrement des galeries, fondations et des collectionneurs dans le cadre d'acquisitions, de contentieux relatifs à l'authenticité voire de problématiques successorales ou de déplacements transfrontaliers d'œuvres d'art.
— Magazine Les Décideurs
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Questions fréquentes

Quand je vends une œuvre, dois-je payer la taxe forfaitaire ou l'impôt sur la plus-value ?

Hors activité professionnelle, la vente d'une œuvre d'art par une personne domiciliée en France, ou son exportation définitive hors de l'Union européenne, relève en principe d'une taxe forfaitaire de 6 % du prix de cession ou de la valeur en douane (CGI, art. 150 VI et 150 VK), à laquelle s'ajoute la CRDS de 0,5 % (CGI, art. 1600-0 I ; BOI-RPPM-PVBMC-20-10). Le vendeur ou l'exportateur peut opter pour le régime des plus-values s'il justifie de la date et du prix d'acquisition, ou d'une détention de plus de vingt-deux ans (art. 150 VL) ; la plus-value est alors réduite de 5 % par année de détention au-delà de la deuxième (art. 150 VC). Sont notamment exonérées la vente ou l'exportation d'un objet d'art dont le prix ou la valeur en douane n'excède pas 5 000 €, et, sous conditions, celles réalisées par une personne qui n'a pas son domicile fiscal en France (art. 150 VJ). Le lieu où se trouve l'œuvre au moment de la vente compte : une vente réalisée hors de France ne relève pas toujours de cette taxe. Le choix se prépare avant la vente, pièces d'acquisition à l'appui.

Qui paie la taxe forfaitaire lors d'une vente aux enchères ?

La taxe est supportée par le vendeur. Lorsqu'un intermédiaire établi fiscalement en France participe à la vente, comme une maison de ventes, c'est lui qui la déclare et la verse, sous sa responsabilité (CGI, art. 150 VK). Il est prudent de réunir les justificatifs d'acquisition et de convenir avec la maison de ventes, avant la vente, du régime qui sera déclaré.

Comment choisir la maison de ventes et le mode de vente ?

Le cabinet compare les propositions sur des critères écrits : estimation, garantie de prix éventuelle, frais à la charge du vendeur, prix de réserve, calendrier, lieu et catalogue. Les enchères donnent un prix public ; le gré à gré offre plus de discrétion. Le lieu de la vente modifie aussi la fiscalité et les formalités. Aucun résultat ne peut être garanti : l'objet du conseil est de vendre dans de bonnes conditions et en connaissance de cause.

Que deviennent le droit de suite et le droit moral au décès de l'artiste ?

Le droit de suite permet à l'auteur d'une œuvre originale graphique ou plastique de percevoir une part du prix des reventes postérieures à la première cession, lorsqu'un professionnel du marché de l'art intervient comme vendeur, acheteur ou intermédiaire, sous des conditions tenant notamment à la nationalité de l'auteur, au lieu de la vente et au prix. Il est à la charge du vendeur, mais le professionnel qui intervient en répond du paiement (CPI, art. L. 122-8). Il subsiste au profit des héritiers pendant l'année civile du décès et les soixante-dix années suivantes (art. L. 123-7). Le droit moral est perpétuel, inaliénable et imprescriptible ; il se transmet à cause de mort aux héritiers et son exercice peut être confié à un tiers par testament (art. L. 121-1). Voir successions d'artistes et ce que reçoivent les héritiers.

Peut-on payer des droits de succession avec des œuvres d'art ?

Oui. Les droits de mutation à titre gratuit, l'IFI et le droit de partage peuvent être acquittés par la remise d'œuvres de haute valeur artistique ou historique, lorsque le montant des droits que l'on propose d'acquitter par dation atteint au moins 10 000 € pour chaque imposition (CGI, art. 1716 bis). La dation suppose un agrément, qui fixe la valeur libératoire des œuvres ; elle n'est parfaite qu'après acceptation de cette valeur par le demandeur. L'offre ne peut être retirée pendant six mois, délai prorogeable de trois mois. Voir dation en paiement.

Peut-on proposer en dation une œuvre achetée récemment ?

L'offre n'est pas recevable si l'œuvre est détenue depuis moins de cinq ans, sauf si elle a été reçue par donation ou succession, ni si elle a déjà fait l'objet de deux refus d'agrément (CGI, art. 1716 bis).

Le cabinet intervient-il en contentieux d'authenticité ou de propriété intellectuelle ?

Le cabinet est un cabinet de fiscalistes. Il traite les conséquences fiscales et patrimoniales de ces litiges et travaille, pour le contentieux lui-même, avec des confrères spécialisés.

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Textes de référence

Les textes cités sur cette page, dans leur rédaction en vigueur au 5 octobre 2026.

  • Code général des impôts : art. 150 VI à 150 VM (taxe forfaitaire sur les objets d'art, de collection et d'antiquité), art. 150 UA et 150 VC (régime des plus-values sur biens meubles), art. 1600-0 I (CRDS), art. 1716 bis (dation en paiement) ; BOI-RPPM-PVBMC-20-10.
  • Code de la propriété intellectuelle : art. L. 121-1 (droit moral), L. 122-8 (droit de suite), L. 123-7 (droit de suite après le décès de l'auteur).

Parlons de votre collection.

Premier échange confidentiel, sans engagement.